RDC : des mécanismes constitutionnels mis en place pour soulager les victimes de violences liées aux conflits

La République démocratique du Congo DC a déjà mis en place des mécanismes constitutionnels pour soulager les souffrances des femmes victimes de violences liées aux conflits. Cette assurance vient du chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

Il l’a fait savoir dans son discours lors de la 78ème session ordinaire de l’Assemblée générale de Nations-Unies. C’était mercredi 20 septembre 2023 à New York.

Le président a indiqué qu’à part le Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits, le pays s’emploie aussi à changer le regard des hommes sur les femmes.

Changer les dynamiques sociales au sein des couples, des familles, et des communautés. C’est même le sens de la promotion de la masculinité positive, a déclaré Félix Tshisekedi.

« Il n’est un secret pour personne que la République Démocratique du Congo est l’un des États africains où les violences sexuelles contre la femme sont les plus déconcertantes du fait notamment de décennies de conflits armés. Afin de soulager les souffrances des femmes victimes des violences liées aux conflits et de réparer un tant soit peu le préjudice leur causé, mon pays a mis en place des mécanismes institutionnels spécifiques. Il s’agit notamment du Fonds National des Réparations des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) crée en décembre 2022. Dans le prolongement de ces initiatives de protection et de promotion de la femme, la RDC s’emploie inlassablement à changer le regard des hommes sur les femmes notamment en bannissant les structures sociétales qui créent des barrières à l’épanouissement de la femme ainsi que les dynamiques de pouvoir qui sous-tendent les relations hommes-femmes », a-t-il déclaré.

Avant de s’envolé à New York, le président venait de signer une ordonnance portant Code de Procédure pénale. Elle modifie et complète le décret du 06 août 1959.

Dans ce document, il est dit que toute victime des violences basées sur le genre a droit à l’assistance gratuite à toutes les étapes de la procédure pénale. Elles ont droit à un accompagnement psychosocial et les frais de procédure en cette matière seront à charge du Trésor public, affirme le document signé depuis le 11 septembre 2023.

La Rédaction

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