RDC: le SYECO/Butembo dénonce l’existence de plusieurs zones salariales au Nord-Kivu II

Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO/Butembo) dénonce l’existence de plusieurs zones salariales en province éducationnelle Nord-Kivu II. Son indignation est contenue dans une déclaration signée le 06 octobre 2023. D’autres problèmes qui pourront compromettre la bonne évolution des cours ont aussi été couchés dans cette correspondance adressée à l’inspecteur urbain du travail à Butembo.

Son secrétaire permanent, Mbusa Mutumwa Irénée, affirme qu’il s’observe depuis la rentrée scolaire 2023-2024, une grogne dans le chef des enseignants du primaire. C’est surtout pour ce qui est de la prime de gratuité. Il évoque aussi l’omission ou le mauvais remplacement de certains enseignants sur les listings de paie.

Mbusa Mutumwa Irenée dénonce en outre les intimidations dont sont victimes des représentants des enseignants et syndicalistes de la part des certaines autorités scolaires.

« Nous avons documenté des écoles où la prime a été de plus de 100000 FC, dans d’autres 84.000, puis 80.000, dans d’autres encore 60.000 FC. Il en a qui ont reçu moins de 60.000 FC. Nous avons aussi identifié des écoles où on a rien donné », s’est-il alarmé.

Ce syndicaliste indique que tous les efforts fournis pour trouver tête à tête avec  les autorités directement concernées, n’ont pas payé. Les responsables de l’éduction en province éducationnelle Nord-Kivu 2, les gestionnaires de différents réseaux passant par les responsables du SECOPE, n’ont tous pas répondu aux inquiétudes des enseignants, affirme Mutumwa Irénée.

Il exige un dialogue franc avec toutes ces autorités sous l’arbitrage de l’inspecteur urbain du travail, sinon les enseignants menacent de passer aux actions de grande envergure.

« Nous avons adressé cette déclaration à l’inspecteur du travail pour qu’il puisse créer un cadre d’échange avec toutes ces autorités. Puisque toute les fois que nous les avons rencontrées, ces autorités n’ont pas donné des réponses satisfaisantes par rapport à toutes ces questions », a-t-il démontré.

Il convient de rappeler que c’est difficilement que la rentrée scolaire 2023-2024 avait eu lieu localement. Plusieurs syndicats des enseignants dont le SYECO, avaient déjà appelé au boycott de cette rentrée exigeant du gouvernement congolais le respect des accords signés avec le banc syndical sur l’amélioration du social de l’enseignant.

Stanley Muhindo

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