Butembo : le point sur la fabrication d’une marmite à base d’aluminium  

Il fabrique de marmites à base d'aluminium depuis un temps pour sa survie en ville commerciale de Butembo. @ Glodi Mirembe, fin octobre 2023

« Comment faire pour fabriquer une marmite en base d’aluminium ? ». Cette question a conduit RADIOMOTO.NET dans un atelier de fonderie d’aluminium pour fabrication de marmites, ce vendredi 27 octobre 2023. Sur avenue Makasi,  en commune Kimemi dans la ville commerciale de Butembo (Nord-Kivu), nous avons rencontré des jeunes et vieux qui pratiquent ce métier depuis des années en longueur des journées.

Déjà dans la matinée, les fondeurs d’aluminium pour la fabrication des marmites locales y sont visibles. Animés d’une passion, ces jeunes artisans mettent des tenues de travail.

Après avoir allumé le feu sur le reste de braises placées dans un trou, un jeune homme prend place près de la roue qu’il tourne pour mettre la pression sur le feu. Au même moment, c’est une vase à base de fer qui est mise sur le feu avec, en son sein, leur matière première : l’aluminium.

Il est chauffé à plus de 100°C, avant d’être versé dans un cadre où la forme d’une marmite faite du sable spécial est déjà mise. Cet aluminium déplacé avec une pince y est versé.

« La première étape c’est trouvé du sable. Ce sable n’est pas comme d’autres qualités visibles partout. Ce sable provient de quelque part même si nous le prenons clandestinement. Nous mettons ce sable dans un moule pour donner la forme d’une marmite, après l’avoir compacté dans ce cadre. A l’extérieur il y’a ceux qui chauffent le feu, pour faire fondre l’aluminium. Après qu’il soit fondu, il est cuit jusqu’à avoir la couleur rouge. Et là nous le considérons près à verser dans la forme. C’est là que nous trouvons le produit fini que nous récupérons.  Il y’a quelqu’un qui s’occupe du posément de ces marmites avant de les amener sur le marché », a expliqué Mumbere Muheko Olivier, l’un des responsables de cet atelier.

Pour trouver la matière première pour la fabrication de la marmite, cet atelier lance des commandes dans plusieurs villes du pays. C’est à l’instar de celles de Goma, Bunia, Bukavu et Lubumbashi.

Localement  il est parfois difficile, selon ces artisans, de trouver de l’aluminium dans des dépôts de collecte des métaux dits « Ngolongoto ». Ce qui constitue un défi majeur pour les fondeurs et fabricateurs des marmites en ville de Butembo.

« Nous nous ravitaillons souvent en aluminium de la ville de Goma, à Bunia, Kasindi, une grande quantité provient surtout de Bukavu. Il provient de Lubumbashi, et passe par Bukavu et Goma, avant d’atteindre Butembo. Parfois nous faisons des commandes quand nous avons carence ici localement. Elle est rare la quantité réunit localement qui peut satisfaire notre demande. Les responsables des garages et des dépôts de Golongoto n’en trouvent plus. S’ils trouvent une petite quantité tout le monde veut directement la récupérée. Mais c’est une matière devenue rare », a-t-il renchéri.  

Les artisans de marmites dans cet atelier sont plus de 4. Après la fabrication, ils mettent à la disposition de leurs clientèles, les marmites de diverses dimensions. Les clients de Butembo et des périphéries achètent en gros pour, ensuite, revendre.

Glodi Mirembe

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