Oicha: des enseignants suspendent les cours pour exiger des enquêtes sur le massacre qui a fait 27 morts à Masosi

Des véhicules apprêtés pour évacuer les 27 civils dont des enseignants et élèves tués lors du massacre des ADF à Oicha, le mercredi 25 octobre 2023. @ Samy Khita

Les enseignants membres du SYECO et du SYNEEPP dans le territoire de Béni ont été en assemblée extraordinaire dans l’une de salles de l’Ecole primaire (EP) Kapupa en commune d’Oicha, ce vendredi 27 octobre 2023. Ils exigent l’ouverture des enquêtes « fiables » avant toute reprise des cours.

Selon le secrétaire permanent Kambale Mbululi Justin, ils ont statué sur le problème d’insécurité dans la commune d’Oicha mais aussi examiner l’attitude à prendre par les enseignants après la mort de leurs trois collègues et certains écoliers et élèves dans une incursion rebelle à Masosi en début de cette semaine.

Les enseignants au sein de ces deux syndicats  exigent les enquêtes fiables sur le carnage de vingt-sept personnes avant toute éventuelle reprise des cours dans le chef-lieu du territoire de Béni.

Pour Kambale Mbululi Justin, secrétaire permanent du SYECO, ce n’est pas le temps pour les chefs établissements et directeurs d’envoyer les messages faisant peur aux enseignants endeuillés.

« Après un débat houleux dans l’assemblée, vu comment nos enseignants, nos parents ont été tués et les élèves, le SYECO et SYNEPP décident ce qui suit : que tous les enseignants restent à la maison en attendant les résultats de l’enquête indépendante qui sera organisée par les autorités ; d’autres aspects suivront parce que nous voyons que l’enseignant est en train d’être tué comme des mouches sans aucun suivi. Donc, tout enseignant reste à la maison en attendant les résultats de l’enquête indépendante », a-t-il insisté.

Pour rappel, après le massacre de 27 personnes en début de la semaine en cours, l’administrateur militaire du territoire de Beni a annoncé des enquêtes pour établir les responsabilités des uns et des autres dans cette situation.

Le colonel Ehuta Omeonga Charles a d’ailleurs invité toute la population au calme et à rester à la maison pour laisser les services de sécurité s’occuper du reste. Les résultats desdites enquêtes se font toujours attendre.

La Rédaction

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