Nord-Kivu : FEPSI et CFJ entretiennent 30 femmes et jeunes filles sur les violences basées sur le genre

L’organisation Femme engagée pour la promotion de la santé Intégrale (FEPSI) et le Collectif de femmes Journalistes (CFJ), en partenariat avec FARMAMUNDI, ont entretenu, ce samedi 25 novembre 2023, 30 femmes et jeunes filles sur les violences basées sur le genre et les violences sexuelles. Ces personnes ont été choisies dans les associations et groupes communautaires dans les aires de santé de Makasi, Kahondo et Musenda.

L’activité rentre dans le cadre de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L’objectif était d’identifier les principales violences les plus fréquentes dans leurs zones respectives, déterminer les causes, relever les conséquences de ces violences et définir des pistes de solution en établissant les responsabilités.

« Le point le plus important, c’est la sécurisation de la région. L’insécurité qui bat son plein, fait aussi qu’il y ait des violences sexuelles. Avec cette insécurité, parfois on a les yeux sur la jeunesse qui est en train de se droguer. Il y a certains qui consomment une boisson fortement alcoolisée. Ce qui nous fait arriver à tant de problèmes », a expliqué Marie Dolorose, secrétaire exécutive de FEPSI.

Les participantes ont salué l’initiative de ces organisations de défense des droits de la femme. Dans leur travail en carrefour, elles ont énuméré les violences les plus fréquentes dans la région ainsi que leurs causes.

Parmi les facteurs favorisant ces violences, les participantes ont cité l’insécurité, l’impunité des agresseurs, la pauvreté, la manque de dénonciation, la sous éducation de la femme, et bien d’autres. A l’issue des travaux en carrefour, les participantes ont formulé des recommandations adressées aux autorités et autres parties prenantes afin de mettre fin à ces violences.

À la clôture de l’activité, les organisateurs ont rassuré qu’un manifeste de plaidoyer contenant toute les données récoltées et les recommandations formulées dans ces conférences sera élaborés puis canalisé auprès des autorités compétentes ainsi que les autres parties prenantes. Ces trois séances de travail s’inscrivent dans le cadre du projet « rapprocher la santé sexuelle et reproductive aux populations vulnérables en mettant l’accent sur les adolescentes et les femmes déplacées survivantes de violences sexuelles et sexistes ».

Visesa Louangel avec Cellule de communication de CFJ

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