RDC : la Dynamique femme et inclusion de la CENCO contre les violences faites à la femme en période électorale

Les femmes RD-Congolaises, réunies au sein de la Dynamique femme et inclusion, un programme de la Commission épiscopale Justice et Paix de la CENCO, expriment leur ras-le-bol face aux violences faites à la femme avant, pendant et après les élections. Elles ont partagé leur volteface au travers d’un mémorandum.

Elles ont adressées cette note au ministère de la Justice et Garde de Sceaux, à celui des Droits humains, à celui du Genre, Famille et Enfant et à la Commission nationale des droits de l’homme. Le document a été signé et rendu public, le mercredi 27 décembre 2023 à Kinshasa, capitale de RDC.

Dans ce mémorandum, la Sœur Nathalie Kangaji, chargée du programme Dynamique Femme et Inclusion, fait savoir que sa structure est choquée d’observer plusieurs violences faites à la femme avant, pendant et après les élections.

Les récentes violences ont été remarquées, selon elle, dans les réseaux sociaux. Il s’agit des vidéos montrant une femme en train d’être battue et déshabillée. D’autres images exposent une autre femme d’un certain âge en train d’être dénudée par des hommes. Une des victimes est défenseuse des droits humains au sein de l’organisation Femme Action, à Kananga.

Observatrice lors des scrutins du 20 décembre 2023, elle a été confondue aux partisans d’un candidat de l’opposition à la présidentielle avant d’être déshabillée et détrônée au quartier Apollo dans la commune de Kananga, explique Sœur Nathalie Kangaji.

« Quels que soient les motifs d’accusation, ces actes ignobles ne peuvent pas être tolérés, car le corps de la femme est sacré », conscientise les femmes congolaise.

C’est dans ce cadre que la Dynamique Femme et Inclusion dénonce rigoureusement la complaisance des agents de l’ordre face à ce comportement incivique et anormal des ennemis de la femme.

L’urgence, pour la Dynamique Femme et Inclusion, consiste en ce que les femmes RD-Congolaises bénéficient universellement des droits et des libertés, selon les articles 14 et 15 de la Constitution.

La structure demande aux autorités compétentes de mener des enquêtes pour que les commanditaires et auteurs soient de ce dénigrement de la femme répondent de leurs actes. Elle invite, en outre, les hommes intègres à l’aider dans cette lutte pour la justice et le respect des droits humain.

Patrick Kalungwana

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