Butembo : voici comment l’orphelinat ‘‘Compassion pour les enfants en détresse’’ gère le cas des enfants en âge scolaire

Plusieurs orphelinats en ville de Butembo (Nord-Kivu) logent des enfants en âge scolaire. Les responsables de ces maisons sont conscients des droits des enfants à l’éducation et à l’instruction, mais se butent à plusieurs obstacles. L’orphelinat « Compassion pour les enfants en détresse », l’un de ces établissements, a détaillé à RADIOMOTO.NET, le samedi 20 janvier 2024, comment il gère cette question.

A l’entame, l’orphelinat révèle qu’il possède sa propre école primaire, mais a des soucis pour la scolarisation à la maternelle, au secondaire ainsi qu’au niveau supérieur.

Pour la maternelle, les enfants étudient normalement dans la concession même que l’orphelinat. Sur place, UNICEF a construit une salle des jeux utilisée aussi comme salle de classe. Les enfants sont pris en charge par leurs berceuses qui ont été capacités dans ce sens.

Pour cette année, la question de l’éducation est très difficile à gérer suite à plusieurs difficultés, indique Dorcas Mbambu Kiharamya, responsable de l’orphelinat Compassion pour les enfants en détresse (CED).

« Cette année, nous avons reçu plusieurs bébés et de malades. Cela ne m’a pas permis de m’organiser pour l’école maternelle. Mais aussi les gens de l’extérieur ne viennent pas inscrire leurs enfants ici. Nous formons nos enfants pour enseigner ces enfants de l’école maternelle. Notre dernière enseignante est partie après son mariage. Nous sommes en train de former une autre », a-t-elle affirmé.

Pour ce qui est de l’école secondaire, Dorcas Mbambu Kiharamya reconnait la bonne volonté de la population bubolaise. Certaines personnes mettent de moyens pour scolariser ces enfants, dit-elle. Mais, pour les études supérieures,  les orphelins s’autofinancent à travers des activités génératrices de revenues soutenus par d’autres volontaires.

« Le Dieu des orphelins ne dort pas. Nous recevons toujours des gens qui demandent à prendre en charge nos enfants après le niveau primaire. Nous avons même certaines salles de classe du niveau secondaire ici. Mais nous avions eu des difficultés à gérer les enseignants, et nous avons arrêté. Nous n’avons qu’un seul enfant à l’Université, précisément à l’UOR. Une bonne volonté l’a aidé pour les frais de G1. Mais maintenant nous ne savons pas comment faire. Seulement après 18 ans, nous apprenons certaines activités génératrices de revenus », a-t-elle renchéri.

Il est à noter que l’année passée, deux orphelins de CED ont fini les études supérieures à l’Institut des bâtiments et travaux publics (IBTP) de Butembo.

Esther Vwiravwahali

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