Butembo : des habitants de Kyaghala appelés à renoncer à la justice populaire
Les habitants du quartier Kyaghala devraient présenter aux autorités les bandits qu’ils maitrisent en lieu et place de les tuer par justice populaire. Cet appel émane du chef de ce quartier. Il l’a lancé, le vendredi 26 janvier 2024 au cours d’un meeting populaire organisé par la société civile de Bulengera.
Selon Jean de Dieu Katembo Sangala, la collaboration entre les habitants et les autorités de base est plus qu’urgente pour une stabilité de la situation sécuritaire dans cette partie de la commune.
Le chef du quartier Kyaghala a démontré devant les habitants que « tuer un bandit c’est effacer les traces de ses complices ». Ainsi, pour lui, la dénonciation est la collaboration entre habitants et autorités de base s’avère indispensable.
« Si nous maitrisons un bandit, ne soyons pas pressé de le bruler. Amenons-le aux autorités pour qu’elles procèdent aux enquêtes. Je crois qu’à ce niveau il n’y a pas de problèmes. Si nous avons maitrisé un bandit après qu’il ait volé avec une arme, si nous le brulons sinon nous supprimons les traces. Il pouvait nous dire qu’il y’a d’autres ennemis et effets qui peuvent menacer la sécurité. Quand nous le brulons et toutes ces traces se perdent. Il est important de présenter aux autorités les bandits quand nous les maitrisons », a-t-il démontré.
L’an passé, la commune de Bulengera a été parmi celles qui ont enregistré plus de cas d’insécurité mais aussi de justice populaire en ville de Butembo. Des habitants jugent d’eux-même les cambrioleurs au lieu de les remettre aux autorités pour les enquêtes et instruction de leurs dossiers.
Glodi Mirembe