Butembo : situation inhabituelle à l’abattoir public suite à la grève des bouchers

L’abattoir public de Butembo a vécu, ce mardi 6 février 2024, une situation presque inhabituelle. C’est suite à une grève partielle que la plupart de bouchers ont observé. Ils protestent contre une nouvelle taxe leur imposée par la Direction général des recettes du Nord-Kivu (DGRNK) demandant un payement d’un dollar américain par 100 kg de viande.

Les bouchers n’en veulent pas et ils trouvent cette taxe de trop et extrêmement chère. Kamala Mwenge Katabeyi, président des bouchers de Butembo, appelle les autorités à comprendre que les bouchers sont presque asphyxiés par les taxes qui ne leur permettent plus de gagner leur vie quotidienne.

« Les contribuables doivent comprendre la contrepartie de chaque taxe. C’est comme ce qui a été dit pour la taxe sur le carburant. Nous la payons en sachant que les routes seront construites. Mais pour cette taxe, elle nous servir à quoi ? », s’est-il interrogé.

Pour l’Inspecteur urbain de PEL, la cessation des activités d’abattage des bêtes par une frange des bouchers n’est pas justifiée pour autant que cette taxe est reprise dans la nomenclature provinciale depuis environ trois ans.

Le docteur Kawa Ndaghala croit à une manipulation de ces bouchers. C’est pourquoi il demande aux grévistes de laisser leurs collègues libres.

Ainsi, le docteur Ndaghala signale-t-il une autre partie qui n’a pas adhéré au mouvement de grève et qui a décidé de continuer ses activités d’abattage de bêtes.

« On est libre de faire la grève mais on ne l’ai pas pour amener les amis à faire la grève. Parce qu’on fait la grève par motivation personnelle. Je demande à ceux qui dérangent ceux qui veulent travailler, de comprendre que cet acte n’est pas civique. C’est à déplorer et cela devrait prendre fin », a-t-il souhaité.

Notons que cette grève des bouchers ne s’est pas fait sentir dans la communauté ce mardi 6 février 2024 pour autant que plusieurs boucheries sont restées ouvertes avec une bonne quantité de viande de bêtes égorgées la veille du déclenchement de ce mouvement de grève.

Kakule Kilumbiro

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