Beni : la grève à Kasindi affecte l’économie à Oïcha

Les conséquences économiques de la grève de Kasindi se font sentir en commune d’Oicha, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). Les vendeurs de poissons évoquent le problème de ravitaillement de stocks. Une situation que reconnait la Fédération des entreprises du Congo (FEC), centre de négoce d’Oicha qui s’est confiée à RADIOMOTO.NET, ce mercredi 14 février 2024.

La cité frontalière de Kasindi figure parmi les grandes entités qui ravitaillent en produis commerciaux la commune d’Oicha. Mais depuis le déclanchement de la grève de la société civile, certains commerçants, surtout de denrées alimentaires qui s’approvisionnent au poste frontalier de Kasindi, sont dans l’impasse.

Mushebiro Mulombaye, président de l’association de dépositaires et vendeurs de poissons d’Oicha, témoigne qu’ils n’arrivent plus à se ravitailler suite à la grève. Ce qui, selon lui, explique la rareté et la hausse du prix de poissons sur le marché.

« Les poissons sont devenus très rares parce que les dépôts n’ouvrent plus leurs portes ici à Oicha. Ceux qui travaillent encore, sont ceux qui avaient encore quelque chose en stock avant la grève de Kasindi », a-t-il déclaré.

Cette situation inquiète le président de la FEC, centre de Négoce d’Oicha, qui parle seulement de produits périssables en provenance de Kasindi. Toutefois, calme Kanamungoya Kamabu, les conséquences ne sont pas énormes pour d’autres produits qui se trouvent encore en stock.

« La grève de Kasindi n’a pas impacté totalement sur la vie des opérateurs économiques et de notre population. S’il s’agit des articles qui proviennent de l’étranger, nous en avons. Les dépôts sont pleins. Mais quant aux produits qui proviennent de l’Ouganda (tomates, poissons…) nous n’en avons pas en grande quantité. Si la grève a impacté négativement, c’est suite à ce produit-là », a-t-il expliqué.

C’est depuis environ une semaine que les forces de vives de Kasindi ont décrété une grève illimitée. Elles conditionnent sa suspension par la mutation des agents de sécurité à la base de la grève.

Samy Kitha

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