Beni : des jeunes filles en âge scolaire abusées sexuellement dans des maisons de tolérance à Mavivi et Ngite

Des jeunes filles en âge scolaire sont aussi  utilisées dans des maisons de tolérance qui prolifèrent à Mavivi et Ngite, deux localités situées dans le groupement Batangi-Mbau, en territoire de Beni (Nord-Kivu). La société civile déplore le fait que certaines de ces maisons sont entretenues par des épouses de militaires et certains agents de sécurité. Le chef du groupement Batangi-Mbau affirme ne pas être informé de cette situation.

Ces maisons de tolérance, communément appelées « QG », sont estimées à une vingtaine œuvrant entre la localité de Ngité et celle de Mavivi, selon le rapporteur de la société civile du groupement Batangi-Mbau.

Jadot Mwendapole regrette que la plupart de ces maisons soient tenues par des agents de sécurité et  leurs dépendants.

« A Mavivi, ces derniers temps nous assistons à une prolifération des maisons de tolérance. Malheureusement, ces maisons de tolérance sont entretenues pour la plupart par des femmes de militaires, des agents de sécurité. Cette situation est en train de nous préoccuper ces derniers temps. C’est vraiment une bombe à retardement qui est en train de s’installer dans le milieu », craint-il.

Jadot Mwendapole dénonce la présence de jeunes filles en âge scolaire dans ces maisons de tolérance. Malheureusement, ces filles ont choisi d’abandonner l’école pour se prostituer, s’inquiète-t-il.

C’est pourquoi, il appelle à l’implication de la hiérarchie des services de sécurité pour sauver la scolarité de ces mineures.

« Nous avons sillonné dans ces maisons de tolérance et nous avons malheureusement constaté la présence de certaines filles en âge scolaire. Elles n’étudient plus et elles ont préféré faire cette carrière-là. Nous recommandons aux services de sécurité de fouiller toutes ces maisons de tolérance pour faire sortir toutes les filles en âge scolaire de ces maisons de tolérance », a-t-il recommandé.

Cet animateur de la société civile a,  par ailleurs, révélé que cette prolifération de maisons de tolérance a déjà accentué la criminalité dans cette localité.

Le chef du groupement Batangi-Mbau, contacté sur cette question, affirme ne pas être informé et promet de mener des investigations.

Samy Kitha

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