Rutshuru : à Kiwanja, certains déplacés de guerre vivent de la culture maraichère

Democratic Republic of Congo, near Kananga, Kasai Region, 23 August 2017.Violence and hunger puts Kasai Region of Democratic Republic of Congo on the brink of a humanitarian disaster. Conflict in the Kasai region has left thousands of people killed and many buried in mass graves. More than a million have fled their villages since August 2016. Since the violence started there has been an alarming 30% rise of acute malnutrition in Kasai."Thousands of people have been killed here in Kasai - more than a million displaced. The international community needs to step up to the plate and help these peopleHunger is on the rise here; if we don’t act now then it’s going to get a lot worse and we are going to see ourselves in the same situation as in the other places that desperately need our help" said Jonathan Dumont, Head of Television Communications, World Food Programme.In the Photo: WFP/FAO Seed protection program; FAO supplies seeds and tool and WFP provides food so displaced people can grow food (and not eat the seeds).Photo: WFP/Jonathan Dumont

La culture maraichère peut faciliter les déplacés de guerre à s’intégrer dans la communauté locale à Kiwanja et environs. Joseph Serubungo Nvuyikiyehe est un déplacé venu de Ntamugenga, en groupement de Bwiza, où il a fui l’insécurité.

Depuis juin 2023, il vit dans la localité de Bwironde, dans le groupement Bukoma, en chefferie de Bwisha. Il affirme, ce lundi 27 mai 2024, que grâce à cette culture maraichère, il arrive à couvrir certaines charges liées aux besoins de sa famille.

« Nous étions arrivés ici. Il fallait d’abord garder les enfants à la maison. Plus tard, les activités scolaires ont démarré. Nous avons tenté de faire inscrire nos enfants dans les écoles prises en charge par l’Etat. On n’avait plus de place dans ces écoles. Nous avons également changé de climat. Ici, il fait très chaud. Le paludisme y est endémique. J’ai décidé de reprendre mon travail de la culture d’oignon, d’aubergine et de choux. Cela m’aide, car à chaque récolte, je vends mes produits et j’ai de l’argent pour prendre en charge mes enfants », a-t-il témoigné.

Mais cela ne va sans difficultés.  Joseph Serubungo indique que son activité souffre d’un manque de débouchés et de la cherté de certains intrants agricoles sur le marché local.

La Rédaction

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