Beni : de maisons de tolérance accentuent les abus sexuels à Bulongo (Société civile)
Les maisons de tolérance, communément appelées QG en commune rurale de Bulongo constituent une menace pour les habitants. C’est l’alerte du bureau de la société civile, forces vives locales.
La structure citoyenne note que dans chaque quartier de cette municipalité, des maisons de tolérance pullulent, exposant ainsi les jeunes mineurs aux abus sexuels ou aux violences basées sur le genre.
Abordé par RADIOMOTO.NET, le jeudi 11 juillet 2024, le rapporteur général de cette structure citoyenne, Alexis Nyanza, appelle la Police nationale congolaise (PNC) à s’impliquer dans ces cas de QG dans cette partie du territoire de Beni.
« Presque dans chaque quartier, il y a des QG. Ce n’est pas quand même autorisé de faire la vente de son corps. Donc, c’est vraiment une menace pour la population, quand il y a des femmes qui se donnent à la prostitution. Donc, vraiment nous condamnons », a-t-il martelé.
La prolifération des maisons de tolérance a créé des réalités dramatiques à Bulongo depuis des années.
En 2022, pour rappel, 3 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) basés à Kisima, en mission à Bulongo, se sont disputés des femmes dans une maison de tolérance en cellule Maroc au quartier Mbela. Ce jour, le crépitement des balles a même semé une panique dans le chef des habitants, qui ont même vidé leurs ménages, croyant à une éventuelle attaque de l’ennemi.
C’est pendant cette période que la société civile de Bulongo dénonçait une mauvaise volonté des autorités dans l’éradication des maisons de tolérance qui insécurisent davantage la région.
Héritier Ndunda