Beni : à Oïcha, MISEREOR plaide pour la restauration de la paix

La restauration de la paix dans la région de Beni reste la priorité pour le soulagement des milliers de déplacés vivant en commune rurale d’Oïcha. C’est ce qu’a dit Madame Astrid, chef de programme au sein de MISEREOR, une structure de l’Église catholique allemande intervenant dans le secteur de la paix.

En séjour au diocèse de Butembo-Beni, elle s’est rendue à Oïcha le lundi 21 octobre 2024. Madame Astrid était accompagnée de l’abbé Aurélien Kambale Rukwata, directeur de la Commission diocésaine Justice et Paix (CDJP).

Ensemble, ils ont visité les écoles déplacées fonctionnant à Oïcha. Elles sont plus de 15 dont les écoliers ont reçu des kits scolaires et les kits wash. La même délégation s’est entretenue avec les femmes et les hommes déplacés bénéficiaires des formations sur l’auto-prise en charge à travers la constitution des Associations villageoises pour l’épargne et le crédit (AVEC).

« Avec les forum-groupes de déplacés, ils ont dû vivre des situations qui sont difficiles. Ce qui m’a beaucoup plus impressionnée, ils ne désespèrent pas. Ils essayent de se mettre debout. Le travail avec la Commission diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni est vraiment très louable et pertinente. Les enfants sont forts. J’ai été dans d’autres pays où les enfants étudient sous l’arbre. Ce n’est pas une solution si on va construire les écoles, parce que chaque construction va encore causer d’autres coûts. Pour cela, je suis sensible à ce que j’ai vu », a-t-elle déclaré.

Émue par les témoignages des déplacés de guerre et d’autres vulnérables bénéficiaires des services de la CDJP, Madame Astrid plaide pour une approche communautaire afin d’atténuer la souffrance des uns et des autres. Toutefois, elle s’est engagée d’être l’ambassadeur de ces personnes souffrantes devant MISEREOR et d’autres bonnes volontés.

« J’essaie aussi d’encourager l’approche communautaire. Étant sensible que dans les conditions dans lesquelles ils doivent suivre cours, c’est déplorable. Il faut chercher des solutions, se basant sur l’approche communautaire. Il faut savoir que moi, je n’ai aucun pouvoir de décision, mais soyez rassuré qu’à mon retour, je ferai de mon mieux. Je prépare le dossier pour soumission à nos instances qui prennent des décisions », a-t-elle promis.

Signalons que MISEREOR entretient certains projets de développement en diocèse de Butembo-Beni, dont la construction des microcentrales hydroélectriques à Katondi, Kisesa-Ndondi et Vutswande.

Kakule Kilumbiro

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