Butembo : Sindani Amstrong révèle ses secrets du marketing de proximité

L’humanité célèbre ce 27 mai 2025, comme chaque année, la journée internationale du marketing. La journée vise à souligner l’importance du marketing dans les entreprises et la société et à promouvoir la fierté de la profession. À l’occasion, RADIOMOTO.NET a approché Kasereka Sindani Amstrong, un musicien et marchand ambulant en ville de Butembo. 

C’est depuis 2 ans que Amstrong a décidé de faire le tour du centre commercial de la ville de Butembo en vendant ses œuvres musicales ainsi que d’autres produits. Il craignait que ses œuvres musicales tardent sans aucune vente.

“Comme musicien, j’avais constaté que les jeunes qui tiennent les cabines de téléchargement de musiques ne s’intéressent plus à la catégorie de nos œuvres. Moi, je chante en langue locale, des proverbes et je m’adresse plus aux adultes. Je me suis alors dit que personne ne pourra faire ma promotion sinon moi-même. C’est ainsi que je m’y suis lancé”, a-t-il révélé. 

Prêt à faire le marketing d’autres produits à part les siens, il est trop prudent. Il ne veut pas souiller son image en proposant à ses clients un produit moins sûr.

“Moi, je ne fais pas le marketing d’un produit que je ne maitrise pas bien, de peur qu’il ne ternisse mon image. Tu peux me proposer ton produit, peut-être un mauvais produit, et quand je repasserai, mes clients me taquineront et même mes œuvres de ne vendront plus”, craint-il. 

Sindani Amstrong témoigne de la rentabilité de son activité, fruit d’un engagement et d’une détermination. Il évoque aussi des difficultés, notamment le dénigrement de certaines personnes. 

“C’est à partir de son intelligence qu’on sait définir si on est pauvre ou riche. Peut-être qu’on a honte. Nous, on n’est plus à ce niveau parce que nous endurons des difficultés. Tu peux dépasser quelqu’un, il fait semblant de ne pas te voir, mais à une certaine distance, il te rappelle alors qu’il ne va même pas acheter. Il te dit qu’il voulait juste vérifier la marque. Certains autres vont jusqu’à me dire que je n’étais plus au niveau de faire des tours en ville pour vendre mes produits et ouvres, pourtant ils ne me donnent rien. Je vous assure qu’il y a du profit dans ce que nous faisons, rejoindre nos clients où ils se trouvent”, a-t-il rassuré. 

Sans aucune formation en marketing, il est convaincu que c’est naturel en lui. À partir de son travail, il répond aux besoins de toute sa famille. Même certains de ses enfants sont engagés dans la même activité, mais dans d’autres domaines, a-t-il indiqué.

Stanley Muhindo

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