ENAFEP : au moins 14 % d’écoliers ont raté les épreuves à Oïcha 

Les cas d’absences des écoliers ont augmenté cette année 2024-2025 à l’ENAFEP, contrairement à l’année dernière dans la sous-division de l’éducation nationale d’Oïcha. Au moins 14 % des apprenants attendus à ces épreuves n’ont pas été présents. L’inspecteur chef de pool primaire de cette entité éducative, qui le confirme, évoque plusieurs facteurs pouvant expliquer cette situation.

Dans la sous-division d’Oïcha, les épreuves se sont généralement bien déroulées dans les 40 centres répartis sur l’ensemble de cette entité éducative, s’est réjoui l’INSPOOL du primaire. Mukokoma Gédéon note cependant un taux élevé d’absences lors de ces épreuves. Cette année, au moins 1.282 candidats n’ont pas répondu présents, un chiffre record par rapport aux années précédentes.

Sur les 9 213 candidats inscrits, il y a eu 7 938 candidats qui ont participé avec un taux d’abandon de 14 %, soit 1282 élèves abandonnés. Les abandons, le nombre est allé vraiment à la hausse parce que les années passées, les années antérieures, le taux d’abandon nageait entre 8 %, 9 % et tout au plus 10 %. Maintenant, cette année, nous ne comprenons plus parce que le taux monte à 14 %”, a-t-il regretté. 

L’inspecteur chef de pool primaire d’Oicha évoque plusieurs facteurs expliquant la situation. Il parle des enfants qui font la culture du cacao aux côtés de leurs parents, ceux qui sont retournés dans leurs milieux d’origine jadis ensanglantés par l’ADF, ainsi que les enfants de militaires partis avec leurs parents.

Le premier facteur que nous venons de relever, c’est le fait que d’abord, les parents sont en train de retirer leurs enfants des écoles pour qu’ils aillent les aider dans la moisson cacaoyère. En tout cas, nous avons des témoignages, les enfants sont au champ avec leurs parents. Le deuxième aspect, c’est lié au retour. La population a fait retour dans les villages d’origine. Lorsqu’il y a eu l’accalmie, ces parents sont retournés avec leurs enfants. Autre aspect, c’est l’aspect lié à la délinquance. Les enfants sont devenus très ingérables. Beaucoup d’enfants sont en train d’abandonner d’eux-mêmes. D’autres filles sont déjà enceintes. Nous avons eu même des enfants qui sont enceintes dans les centres de passation. Il y a aussi des enfants des militaires”, a-t-il fait savoir. 

Lors du lancement officiel de ces épreuves mardi dernier, l’administrateur assistant du territoire de Beni a rappelé que l’éducation de base est gratuite. Le colonel Kaloni Shalunga Marcel a, à cet égard, mis en garde les parents réticents à scolariser leurs enfants, affirmant que des interpellations commenceront dès l’année prochaine. 

Samy Kitha

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