Butembo : des habitants commentent différemment la décision de maintenir les filles enceintes à l’école 

Ce samedi 19 juillet 2025, nous avons recueilli les diverses opinions des habitants de Butembo concernant la décision du ministère de l’Éducation d’autoriser les filles enceintes à poursuivre leur scolarité.

Si pour certains, cette décision fait la promotion de l’égalité de chances entre garçons et filles, par contre, d’autres redoutent que la mesure encourage l’immoralité à l’école.

“(I) Est-ce qu’on a pris en compte le congé de maternité dans cette décision ? Si une élève tombe enceinte, le congé de maternité est de 14 semaines. Pendant ce temps, elle ne sera pas à l’école. Alors, comment va-t-elle rattraper les cours ? Est-ce qu’on prévoit même des salles d’allaitement dans les écoles pour les jeunes mères ? (II) Certes, la fille est une victime, et la décision de lui permettre de rester à l’école peut sembler positive. Mais en réalité, cela soulève de nombreuses questions. Une grossesse, normalement, devrait obliger la fille à rester à la maison, même sans intervention de l’école. (III) C’est une décision qui pourrait encourager certains enfants à adopter un comportement irresponsable. Autoriser une fille enceinte à continuer ses études, c’est comme envoyer un message permissif aux autres élèves.  (IV) Personnellement, je trouve que c’est une décision irréfléchie. Un parent ne peut pas soutenir une mesure aussi aléatoire, car elle risque de compromettre l’éducation des enfants”, ont-ils opiné. 

Le ministre de la communication et des médias, Patrick Muyaya, a pris position du maintien des filles enceintes à l’école, estimant qu’il s’agit d’une responsabilité collective et sociétale. Le porte-parole du gouvernement congolais s’est exprimé ainsi mercredi 16 juillet à Kinshasa, lors d’une journée de socialisation de l’agenda Femme, paix et sécurité organisée par ONU-femmes et l’ambassade de Norvège. Cette précision du ministre Muyaya vise à répondre à la polémique qui suscite sur les réseaux sociaux des réactions face à la décision du Secrétaire général a.i du ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté.

Esther Vwiravwahali

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