À Beni, Maître Tudy Diane exhorte le gouvernement à renforcer la participation des femmes aux processus décisionnels

À l’occasion des 25 ans de la Résolution 13 25, « Femme Citoyenne Engagée » appelle à une plus grande implication des femmes dans les instances de décision. 

Maître Tudy Diane, coordonnatrice de cette organisation féminine, déplore que « la femme ne soit pas encore convenablement associée aux structures décisionnelles, notamment dans l’est de la RDC, pour contribuer pleinement à la sécurité et à la paix ». 

Elle invite les autorités à intégrer davantage les femmes dans la gestion de la chose publique, estimant que leur participation est essentielle à la stabilité et au développement du pays.

« Ces 25 dernières années, nous nous sommes évaluées et nous avons constaté que nous n’avons pas fait grand-chose jusqu’ici. Nous vivons toujours dans l’insécurité, il n’y a pas de paix chez nous. Pourtant, nous sommes à la fois des actrices principales et des victimes du manque de sécurité. Nous ne resterons pas dans la victimisation. C’est pourquoi nous allons continuer la lutte à travers des sensibilisations et des conscientisations auprès de nos semblables et, pourquoi pas, auprès de nos partenaires hommes, afin que nous puissions ensemble unir nos forces et que la paix revienne dans notre communauté. J’ai lancé un cri d’alarme aux autorités pour qu’elles impliquent davantage les femmes dans la gestion de la chose publique et en politique, afin que notre voix, en tant que femmes de la société civile, et celle des autres femmes de la rue, puisse être représentée. Il est important qu’il y ait quelqu’un pour parler en notre nom et faire participer les femmes aux différents dialogues, à la recherche de la paix, aux négociations et autres initiatives. Il y a des réalités que nous, à la base, vivons et que d’autres ne peuvent pas comprendre. Lorsqu’il y a de telles négociations, comme nous avons pu le constater à Doha, aux États-Unis, est-ce que les femmes ont été directement entendues, elles qui vivent la souffrance des violences sexuelles, des tueries et des massacres ? Ont-elles eu la chance de s’exprimer ? », a-t-elle fait interroger.  

Adoptée le 31 octobre 2000, la Résolution 13 25 du Conseil de sécurité de l’ONU reconnaît le rôle clé des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, ainsi que dans la consolidation de la paix.

Milan Kayenga

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