Est de la RDC : le député Arsène Mwaka livre son analyse sur la pénurie de produits de base, dont le carburant 

La crise du carburant et d’autres produits de première nécessité fait rage dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il y a au moins 4 causes qui amplifient cette crise, aujourd’hui, selon l’analyse du député national Arsène Mwaka. Cet élu de la ville de Beni et cadre de DCF-N les a éclaircis en montrant que le défi de l’accès au carburant n’est pas que perceptible en RDC. 

Seulement, dit-il, il apparaît pire dans ce pays, faute de bonne gouvernance de la part des autorités et des services devant opérer la réglementation des prix de différents biens. 

Se confiant aux médias de la ville de Beni, le weekend dernier, le professeur Arsène Mwaka a étayé les 4 problèmes à la base de la crise du carburant, notamment essence et mazout. Il a cité la guerre en Orient amplifiée par l’intervention du « président perturbateur Donald Trump des USA », l’insouciance du ministère de l’Économie nationale à réglementer le prix des biens selon la loi des finances, la multiplicité des taxes dont les fonds sont gérés par des privés et l’institution de la taxe santé universelle dont les fonds ne sont pas conduits en destination. 

De ces 4 problèmes, il a déploré notamment le fait que le ministère de l’économie a bougé la structure des prix avec comme conséquence la hausse de certaines marchandises dont le carburant.

Au niveau de la frontière, le ministre de l’Economie a bougé la structure des prix et il y a eu hausse dans la déclaration de la marchandise, principalement du carburant, pour 36 m3 de mazout, après avoir payé 30 millions de frais congolais. Aujourd’hui, on en est à 51 millions de frais congolais et l’essence, on en était, pour 40 m³, à 32 millions de frais congolais. Aujourd’hui, on est à peu près 41 millions de frais congolais. La plus grande raison, c’est au niveau de la province, et nous avons constaté que la province perçoit presque cinq fois pour la même raison. Quatre fois, c’est pour la même raison, ce sont les infrastructures routières et aéroportuaires. La province perçoit 2 000 $ par véhicule, ce sont les 2 000 $ qui étaient défalqués du FONER et la province les a substituées en taxes provinciales pour la construction de routes et d’aéroports. Le mal, c’est que c’est perçu par une association privée des déclarants à la douane. Ils perçoivent cet argent à la main et qui n’est pas perçu directement à la banque. Les commerçants ont déjà dénoncé plusieurs fois pour dire que ce n’est pas normal que ça se fasse comme ça”, a-t-il démontré. 

Comme solutions phares, le professeur propose que le gouvernement s’assume et prévienne la situation dans l’avenir. 

« Une structuration des prix, un dialogue avec les commerçants, la suppression de certaines taxes en province telle que déjà ordonnée par le gouvernement central », sont aussi d’autres recommandations.

Il a insisté sur le fait que les commerçants devraient avoir la culture de faire de grandes réserves afin de prévenir la carence des produits dans le cas où une crise adviendrait.

“Pour l’avenir, nous exhortons les uns et les autres à enlever l’argent entre les mains des privés. L’État est créé avec des fonctionnaires spécialisés qui ne sont pas commerçants pour qu’ils soient impartiaux. C’est évident de percevoir l’argent de l’État. De deux, nous allons pousser le ministère de l’Économie à stabiliser le prix et à ne pas déstabiliser le prix comme il l’a fait. De trois, nous allons réfléchir avec le gouvernement provincial à la suppression de certaines taxes. Il y en a de trop. Et enfin, nous allons demander au gouvernement provincial d’encourager les commerçants à faire des entrepôts, des gaz entrepôts et des réserves pour que chaque fois qu’il y a crise, nous ne puissions pas subir directement la crise et que nous ayons la réserve pour que nous soyons en train de consommer en discutant, plutôt qu’à créer des crises. Nous encourageons le gouvernement provincial à gouverner dans l’intérêt du développement maintenant”, a-t-il recommandé. 

Le professeur a rassuré que plusieurs députés ont déjà amorcé des démarches afin de rencontrer le ministre de l’Économie en vue de comprendre le vrai problème et de lui proposer des pistes de solution. Même des commerçants de l’Ituri sont déjà dans la danse de cette lutte en vue de la réglementation des prix, selon la loi, en dépit de la crise.

Patrick Kalungwana

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