Nord-Kivu : “Des enfants non enregistrés à l’Etat civil”, une réalité à Mabuku

Nombreuses familles de Mabuku n’enregistrent pas leurs enfants à l’Etat civil. C’est le constat de l’officier de l’Etat civil dans l’agglomération de Mabuku, situé dans le groupement Malio dans le territoire de Beni. Des parents contactés par Radio Moto Butembo-Beni samedi 06 juin 2020 ne savent pas en quoi c’est important d’enregistrer un enfant à l’Etat Civil.

En réalité, nombreux parents n’enregistrent pas leurs enfants à l’Etat civil par ignorance de l’existence de ce service de la population et par maque de sensibilisation de l’Etat sur ce devoir civique. Les parents vivant en situation conjugale irrégulière ou hors mariage sont ceux qui trempent facilement dans cette irresponsabilité.

« Je sais qu’on dit que le devoir d’un parent est d’enregistrer son enfant à l’Etat civil. Mais je ne connais pas l’importance de cet enregistrement », justifie une fille mère de Mabuku. « Je n’ai jamais inscris mon enfant à l’Etat civil. Je me demande aussi si moi, qui n’ai jamais conclu le mariage, je peux enregistrer mon enfant à l’Etat civil. Je n’ai jamais rencontré une personne qui me sensibilise quant à ce », affirme une autre fille mère.

La situation similaire est vécue  dans nombreuses familles où les deux parents donnent une même raison de ne pas inscrire leurs enfants à l’Etat civil.

Nous avons rencontré le bureau de l’Etat civil de Mabuku pour comprendre l’importance de l’enregistrement d’un enfant à l’Etat civil. Alexandre Kitsa Kulende, officier de l’Etat civil local, a d’abord lancé que, c’est vrai, les parents ne viennent plus enregistrer leurs enfants à son bureau.

« Après la naissance, les parents oublient d’enregistrer leurs enfants. Ils sont en retard dans cet exercice et dépassent même les 90 jours institués pour cela. Pourtant, l’importance de l’enregistrement des enfants à l’Etat civil permet de connaitre le nombre de la population d’un milieu, d’un pays. Et puis, après la mort de ses parents, si l’on est pas enregistré au bureau de l’Etat civil, il se pose beaucoup de problèmes avant d’avoir droit à l’héritage », a expliqué Alexandre cet officier de l’Etat civil à Mabuku.

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