Butembo : victime d’une morsure d’un serpent très venimeux, ce déplacé de guerre de Beni appelle au secours
Kasereka Kamathe Fabien est ce déplacé de guerre qui endure péniblement, à Butembo, les conséquences de la morsure à son bras gauche par un serpent très venimeux. Ce déplacé de guerre a raconté sa situation ce vendredi 12 juin 2020 à la Radio Moto Butembo-Beni. Cet homme devenu handicapé, demande de l’assistance pour sa survie.
L’homme, marié et père de 8 enfants, a été mordu à 2009 dans son champ en localité de Tenambo, près de Oicha, en territoire de Beni. C’était avant qu’il ne fuit les affres de la guerre. L’incident étant grave, le personnel soignant avait jugé mieux d’amputer le bas gauche de Kasereka Kamathe Fabien.
Quelques jours plus tard, les autres membres du corps avaient été affectés par le poison. C’est dans ce contexte qu’il avait été, à la suite, amputé de ses deux jambes, pourvu qu’il vive.
Cette victime de la morsure du serpent venimeux habite actuellement la cellule Vulindi du quartier Mukalangirwa, en commune Vulamba. Radio Moto Butembo Beni est allé le rencontrer, ce vendredi 12 juin 2020. Kasereka Kamathe Fabien nous a raconté qu’il mène une vie très difficile à gérer tellement qu’il nécessite une assistance multidimensionnelle pour sa survie et celle de sa famille. Une de ses priorités, c’est un vélo tricycle de personne vivant avec handicap, pour son déplacement.
« Les difficultés que je suis en train de franchir aujourd’hui ici Butembo, c’est difficile à endurer…J’étais mordu par un serpent et j’étais soumis au traitement, mais malheureusement, on a fini par me couper mon bras gauche. Après c’est une plaie qui m’a menacé sur l’orteil de mon pied gauche. Je me suis vite dirigé à hôpital pour le traitement on a encore a coupé ma jambe. Après c’est une autre plaie qui était survenue sur la jambe qui me restait, je m’étais vite dépêché à Kyondo pour les soins. Après les examens, ils ont jugé de couper la jambe qui me restait pour me sauver. Aujourd’hui, les difficultés sont énormes parce que ce sont mes enfants qui restent à Oïcha qui m’envoyaient des vivres. Mais les dernières attaques de Tenambo les ont dispersés et ce qui m’inquiète c’est quand je vois mon vélo en état de détérioration, donc quand ça va tomber en panne je ne sortirai plus de la maison », a-t-il appelé au secours.
Pour contacter la victime qui nécessite de l’aide, appelez son épouse, Madame Kahindo Kavuya au 09 95 09 03 72 .