Nord-Kivu : à Kalunguta, la Monusco sensibilise les groupes armés sur la protection de l’enfant

En marge de la célébration de la journée internationale de L’Enfant Africain du 16 juillet 2020, la section « protection de l’enfant » de la Monusco Butembo a organisé un atelier de sensibilisation des points focaux des groupes armés sur la protection de l’enfant. Il a été question de montrer à ces chefs rebelles prêts à se rendre qu’il y a six violations graves des droits de l’enfant que commettent les milices en période de conflits.

Le facilitateur de la Protection de l’Enfant au sein de la Monusco-Butembo a cité le meurtre et la mutilation de l’enfant, le recrutement et l’utilisation de l’enfant, le viol et les violences sexuelles contre les enfants, l’enlèvement de l’enfant, les attaques contre les écoles et hôpitaux, le refus d’accès à l’assistance humanitaire. Des violations auxquelles il faut mettre fin, a recommandé le facilitateur.

18 points focaux des groupes armés, dont une femme, ont participé à cette séance de sensibilisation. Après avoir suivi attentivement la leçon de ce jour, ils ont lancé un appel aux groupes armés qui détiennent les enfants à les relâcher et à permettre que ces enfants aillent à l’école.

« La formation visait à ce que l’on ne puisse plus utiliser les enfants mineurs dans les groupes armés. Personnellement, j’ai retenu un message selon lequel le recrutement des enfants mineurs n’est pas une bonne chose parce que c’est strictement interdit par notre loi. Ces enfants sont l’avenir. Nous devons les encadrer autrement dans la société que dans les groupes armés », a sensibilisé le Jean-Marie Kakule Liso, Coordonateur du processus de pacification dans le grand Nord basé à Kalunguta.

Le président de la société civile du groupement Buliki et le président de la jeunesse de ce même groupement étaient aussi les invités à cette séance de sensibilisation sur la protection de l’enfant en période de conflit armé. Ensemble, ils ont également bénéficié des prescrits de la feuille de route pour mettre fin et prévenir le recrutement de l’enfant et les autres violations des droits de l’enfant.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.