La ville de Butembo exposée au risque de perdre son histoire faute d’archives bien classées

Il est difficile pour Butembo d’avoir des archives bien classées pouvant permettre de rendre compte de ce qui y a vécu depuis des années. Cet obstacle a été montré aux participants à l’atelier de formation des historiens et intéressés par l’histoire sur « Le traitement et la classification des archives publiques en ville de Butembo ». Les travaux y afférents se sont ouverts, ce lundi 28 septembre 2020, dans une salle de réunion à l’hôtel de ville de Butembo.

Le Chef des travaux Kambalume Kahindo Raphaël, chercheur en histoire des civilisations et un des orateurs, a prouvé que si les archives de Butembo ne sont pas bien constituées, c’est que la population et les autorités n’y accordent pas plus d’importance et d’intérêts. Il a également commenté que le risque de perdre la mémoire de Butembo résulte aussi de plusieurs facteurs.

Cet ancien maire de Butembo a cité le manque de volonté pour les colons de faire savoir à la population autochtone son histoire, les rébellions dévastatrices, la création des provincettes, l’appropriation et la destruction des documents par des étudiants et chercheurs et l’incompétence du personnel dont la mission est de classer et conserver les archives. Voilà un danger pour les futures générations, a prévenu le Chef des travaux Kambalume Kahindo Raphaël.

Tout est encore possible…

Pour que l’histoire de Butembo et environs soit reconstituée authentiquement, sur base des archives, le Chef des travaux Kambalume Kahindo Raphaël a recommandé qu’il y ait des gens capables de repérer la documentation se trouvant dans les archives qui constituent la mémoire du peuple de Butembo, le témoignage de son activité. C’est, d’ailleurs, cela une des attentes de cet atelier de formation qui regroupe les historiens, les agents de la fonction publique, les agents des coordinations des écoles conventionnées et autres intéressés. Jusqu’à mardi 29 septembre 2020, ces participants vont acquérir des techniques de procéder au classement, à l’interprétation et à la conservation des archives.

Il s’agit là d’une formation organisée par le Centre des Historiens des Grands Lacs Africains pour la Paix, CHIGLAP. Cette structure regroupe des historiens et les spécialistes des sciences connexes, dont les sociologues, les politologues, les juristes.

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