Butembo : des déplacés détenteurs des engins roulant face à la rigueur des policiers de circulation routière

Plus de mille 800 ménages de déplacés endurent des conditions de vie difficiles en ville de Butembo. Ces citoyens congolais sont estimés à 11 000 personnes, selon l’ISPRON qui les encadre. Se confiant à la presse le lundi 15 février dernier, ces déplacés ont demandé aux autorités de se pencher sur la situation de certains parmi eux qui possèdent des motos dont la situation fait pitié.

Plusieurs déplacés qui ont réussi à s’échapper du calvaire des égorgeurs à Beni font face à la rigueur de la police de circulation routière en ville de Butembo. Ces déplacés reconnaissent que les documents sont un préalable pour la circulation avec engin roulant. Mais, ils notent avoir quitté leurs ménages sous pression d’échapper à la menace de l’égorgeur à Beni. Dans un tel contexte, ils affirment qu’ils ne pouvaient pas sauver et leur vie, et tous leurs biens. Devant le Bureau de l’ISPRON à la cathédrale, ils ont plaidé pour l’implication du maire dans cette situation.

« Nous voudrions que le maire trouve un moyen de faciliter la circulation aux déplacés. Parce que si nous sommes arrivés jusqu’ici, il n’y avait pas moyen que quelqu’un se déplace avec le document de la moto. Il fallait d’abord préserver juste la vie. Que ce soit les documents de la parcelle ou de la moto, tout est resté. Il n’y a aucun moyen de les récupérer parce que même ceux qui y vont sont en train d’être tués. Il existe beaucoup de voies d’arriver n’importe où, mais quand on se heurte aux structures comme le TRANSCOM, nous subissions des tracasseries », mentionne ce déplacé.

L’ISPRON (Une structure encadrant les déplacés de guerre à Butembo) mentionne avoir déjà adressé une correspondance au Maire de Butembo pour plaider la cause de ces déplacés.

« L’ISPRON a  déjà fait une correspondance à la mairie, mais nous attendons la réponse du maire. Il faut qu’il vienne aussi plaider pour ces déplacés pour qu’ils circulent calmement en attendant qu’ils soient en ordre. On vient comme ça sans document et quand il y a des atrocités, on ne peut pas préparer quelque chose », a lancé Madame Kahindo Marie Jeanne.

Contacté par Radio Moto Butembo-Beni au téléphone, le Maire de Butembo reconnait le problème. En entendant que les moyens soient réunis pour permettre aux déplacés détenteurs des motos de circuler librement, maître Sylvain Mbusa Kanyamanda appelle tous les déplacés à se faire enregistrer au niveau de la structure qui les encadre au niveau de la ville de Butembo.

 Visesa Louangel

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