Lubero : Ce calvaire des transporteurs des cossettes de manioc du Graben pour Kipese

Les transporteurs des cossettes de manioc du Graben pour Kipese dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu lèvent le ton vis-à-vis des difficultés qu’ils rencontrent dans leur métier. Quelques-uns se sont confiés à RADIOMOTO.NET l’après-midi de mardi 16 mars 2021. Ces paysans s’insurgent surtout contre l’insolvabilité des clients qui empruntent et d’énormes taxes.

Depuis près de 5 ans déjà, des habitants de l’agglomération de Kipese utilisent la farine de manioc comme leur aliment de base à la place de la pomme de terre devenue rare en ce temps où des champs deviennent moins productifs. Et certains de ces habitants ont déjà choisi comme métier  « le transport de cette denrée alimentaire du graben pour Kipese ».

Appelés communément TOLEKA, ces femmes, hommes et même des jeunes gens parcourent plusieurs kilomètres sans un moindre sommeil, parfois.

Quelques-uns rencontrés au marché central de Kipese l’après-midi de ce mardi 16 mars 2021 se désolent du fait que leurs clients n’honorent pas leurs engagements de paiement relatif à la somme d’argent convenu en contrepartie du service rendu.

« Nombreux viennent avec le corps de l’agneau alors qu’ils n’ont pas d’argent. Lui posant la question pour demander l’argent, carrément il refuse. Il profite de l’embouteillage pour vous regarder aux yeux et s’en aller avec la farine sans vous regarder », se lamente ce vendeur à coté de qui l’autre enchaine « de notre part nous respectons notre métier. Il nous aide beaucoup dans la protection des enfants. Mais ceux qui nous roulent nous causent beaucoup de soucis ».

A cet autre de lancer « la multiplicité des taxes est un défi majeur pour notre travail. Des militaires nous demandent aussi une mesurette avant de nous libérer le passage. Et quand nous arrivons ici au marché, la situation se complique davantage avec les clients ».

Ils sont nombreux ces vendeurs qui se désolent que les clients les injurient au lieu de s’acquitter de leur dette. Pendant ce temps, ces cultivateurs plaident pour que les taxes soient allégées pour que la survie de leur famille soit assurée.

Ghislain Siwako

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