Butembo-10 jours de détention de 2 militants de la LUCHA : « Nous cherchons à réunir tous les éléments pour ce dossier afin de décider » (La justice)

Les deux militants de la LUCHA Butembo viennent de passer dix (10) jours en détention à Butembo (Nord-Kivu). Elisée Lwatumba et Eric Sankara ont été arrêtés le lundi 19 avril 2021 par les services de sécurité qui leur reprochaient d’avoir sensibilisé les habitants à ne pas ouvrir les portes de leurs boutiques. Attendant la prise de décision en faveur ou en défaveur des militants, la justice mentionne être en train de réunir tous les éléments pour ce dossier.

Le Procureur de la République et Chef de Parquet près le TRIPAIX Butembo rencontré par RADIOMOTO.NET ce jeudi 29 avril 2021 a indiqué que ces militants sont poursuivis pour l’infraction d’incitation à la désobéissance  civile.

« Nous sommes tous contre les massacres de Beni. On peut manifester oui, mais dans le respect des dispositions légales. Mais pour ces amis, ils étaient en train de menacer d’autres personnes qui pouvaient ouvrir leur commerce. En termes de manifestation, ils ne pouvaient pas exiger à d’autres personnes qui ne sont pas de la LUCHA à manifester », indique le magistrat Dan Mbuyi.

Il poursuit que ce sont les menaces du genre « nous allons réduire en cendre les marchandises de quiconque tentera d’ouvrir » qui aggravent leur situation.

Toutefois, cette autorité judiciaire indique que l’enquête continue. « Nous cherchons à réunir tous les éléments pour ce dossier. Si les faits leur reprochés ne sont pas établis, nous allons les relâcher d’ici le début de la semaine. Si les faits sont au complet pour constituer de base pour les infractions d’incitation à la désobéissance civile et menaces d’attentat, nous allons les déférer devant le Tribunal pour le jugement. A ce stade, aucune décision n’est encore prise », enchaîne le procureur Dan Mbuyi.

« Entre temps, ces militants sont en détention dans la maison d’arrêt qui est en annexe de la prison de Kakwangura », conclut-t-il.

Lors des manifestations réclamant le départ de la MONUSCO et le retour de la paix à Beni, les militants de la LUCHA ont été interpelés chaque fois avant d’être relâchés quelques minutes après. Sauf pour le cas de Elisée Lwatumba et Eric Sankara qui restent entre les 4 murs d’une maison de détention.       

Patient Akilimali

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