Lubero : 2 jours sans activités pour protester contre le meurtre d’un civil à Ntoyo (Société civile)

Les activités sont restées paralysées lundi à Ntoyo, un village du secteur Bapere en territoire de Lubero (Nord-Kivu). Des habitants ont protesté contre le meurtre d’un civil par des hommes armés. Et face à cette situation, la société civile locale a décrétée deux journées sans activités soit ce mardi et mercredi.

Les sources de RADIOMOTO.NET dans la région affirment que les manifestants ont fait face à des éléments de l’ordre.

Ces citoyens qui ont improvisé une marche avec le corps sans vie du jeune Kennedy Kalisunzu, ont été dispersés par des policiers. Une balle dite perdue a blessé la jeune fille prénommée Victoire, 13 ans, à son bras gauche alors qu’elle labourait calmement son champ.

Des habitants en colère ont incendié deux cases où habitait la fille présumée d’avoir appelé la victime Kalisunzu au téléphone tard la nuit de dimanche 26 décembre 2021. Le bilan des heurts entre policiers et habitants fait état de la fille blessée et d’un policier aussi blessé à son œil par projectile. Après plusieurs heures de tension, les habitants ont finalement conduit le corps sans vie à sa dernière demeure au cimetière public de Kinyavuyiri-Ntoyo le soir du lundi 27 décembre 2021.

Face à ce meurtre et autres cas d’insécurité, Samuel Kagheni, président de la société civile de Manguredjipa et environs, décrète ce mardi 28 et le mercredi 29 décembre, journées sans activités. Ce, pour dénoncer cette insécurité.

Au même moment, des autorités du secteur des Bapere annoncent qu’un suspect dans le meurtre de Kennedy Kalisunzu est déjà aux arrêts.

Pour rappel, des hommes armés non autrement identifiés, ont opéré dans le domicile de Kennedy Kalisunzu en localité Luvika, en secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero. C’était vers 23 heures de dimanche 26 décembre 2021. Ces opérants nocturnes ont tiré sur Kennedy Kalisunzu. Celui-ci a succombé à ses blessures, au Centre de santé Ntoyo. À Luvika, le feu Kalisunzu était connu comme enseignant à l’Institut Mugarika et à l’institut vétérinaire de Manguredjipa.

Augustin Kasigha

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