Nord-Kivu/EPST : le CIFDH décrie le non alignement d’une soixantaine d’enseignants sur le listing de paie

Le Centre International de Formation en Droits Humains et Développement (CIFDH) évalue le traitement des enseignants de l’EPST en province éducationnelle Nord-Kivu II. Son monitoring concerne essentiellement la question des agents et fonctionnaires élagués sur le listing de paie des enseignants au dernier trimestre de 2021.

Le CIFDH fait constater que 61 personnes dont 19 femmes transférées officiellement de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST) vers le ministère de la Formation Professionnelle et Métiers (FPM) sont omises volontairement sur le listing de paie des enseignants.

Cette situation, selon l’organisation de défense des droits de l’homme crée des conflits patents opposant les gestionnaires d’écoles aux personnes élaguées sur le listing de paie. Le CIFDH analyse que le nœud de ce problème va de la création du ministère de la Formation Professionnelle, Arts et métiers.

Cette analyse est bien détaillée dans une lettre ouverte que le Centre International de Formation en Droits Humains et Développement, a rendue publique ce vendredi 7 janvier 2022. Ce document signé par Kakule Musayi Jean-Baptiste, Coordonnateur provincial de CIFDH, porte sur « l’omission illégale de certains agents et fonctionnaires actifs de la Formation Professionnelle et métier sur le listing de paie des enseignants, une source des conflits au sein du secteur éducationnel Nord-Kivu II ».

Pour pallier ces différends, le CIFDH recommande au directeur provincial de SECOPE Nord-Kivu II de réintégrer sans délai, les agents et cadres actifs des services du ministère de Formation Professionnelle et Métier en Division Provinciale Nord-Kivu II. Au directeur provincial de la FPM Nord-Kivu 2, l’organisation exige d’harmoniser conjointement avec le SECOPE de l’EPST pour observance strict des instructions officielles pendant les mises en jour du fichier de paie des agents et cadres actifs dans le but de préserver la paix.

À l’officier du ministère public, il faudrait rechercher les auteurs de cette tentative de détournement, menaces et intimidations à l’endroit des enseignants victimes afin qu’ils répondent à la justice.

Esther Vwiravwahali

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