Café littéraire à Butembo : l’artiste Wahems établit le lien entre la mode et le viol 

Le Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) Butembo a servi de cadre à un Café littéraire, l’après-midi de ce dimanche 30 janvier 2022. Des amoureux de la culture, élèves, étudiants, et d’autres y étaient nombreux pour assister aux différents exposés de ce jour. Dans son exposé, le dessinateur Wahems a démontré que « Aujourd’hui, la mode appelle le viol ».

Le Cercle International des Jeunes Ecrivains (CIJE), la Plume d’Or et Africarti ont organisé cette deuxième édition ce janvier 2022. La première date de décembre 2021. Des amoureux de la culture, élèves, étudiants, et d’autres y étaient nombreux pour assister aux différents exposés de ce jour. L’activité a été animée par les artistes Mapson Viteghe, Fab Malik, Josh Kap, William Wang, Wahems et Mathe Wise.

RADIOMOTO.NET vous fait part de l’exposé du Cinéaste et dessinateur Wahems. Il a démontré que « Aujourd’hui, la mode appelle le viol ». Wahems dit avoir étudié cette réalité qui se vit concrètement sur le terrain, singulièrement à Butembo. Il a établi que si la plupart des fois, des hommes tombent dans le viol, cela partirait de l’habillement des femmes qui se ressourcent aujourd’hui dans l’acculturation de la mode des artistes sur scène et des femmes de l’occident pour qui, exposer la nudité semble intéresser plus que la décence. Cela, en oubliant que le corps a des parties intimes, attirantes, qui ne méritent pas d’être exposées n’importe quand et n’importe comment.

« Si la femme était descente, peut-être on aurait moins de violence. On a dit, en fait, que la mode est un appel au viol. Tellement il y a la mode, tellement les gens ne s’habillent plus. On se dit qu’être habillé à moitié nu, c’est ça la mode », a laissé entendre Mapson Viteghe, restituant les propos de Wahems.

Pour intensifier la sensibilisation au changement positif, l’artiste Wahems a crayonné sur un tableau une femme nue à habiller décemment. Tout le public a participé à l’exercice d’habillage. Une façon pour eux de dire non au voyeurisme, non à l’exposition de la nudité, mais oui à la décence qui, selon eux, prévient du viol. D’ailleurs, les artistes organisateurs de ce Café littéraire ont promis prochainement de réunir les parents, les éducateurs et les autorités sur ce même sujet afin qu’ils renforcent l’éducation des enfants à la décence vestimentaire, le corps étant de surcroit temple de Dieu.

Patrick Kalungwana

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