Goma : 5 civils tués mardi par des bandits armés

Au total, 5 personnes ont péri à coté de plus ou moins 6 blessés lors d’une fusillade à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu,  durant la nuit du mardi au mercredi 16 février 2022. Pendant que les autorités administratives prennent distance face à cette situation, les voix des habitants s’élèvent pour condamner l’activisme des bandits armés et exiger le retour de la paix.

C’est autour de 20 heures 15 durant la nuit de mardi que tout est survenu, sur avenue Tuheshimiyane du quartier Majengo en municipalité de Karisimbi.  18 coups de balles ont suffi pour couper le souffle de cinq hommes dont une femme, et faire des blessés vite acheminés à l’hôpital.

« Certains blessés ont été secourus par la police, jusqu’à la CBCA Ndosho », rapportent ce témoin.

Le drame s’est produit dans une parcelle où se tenait le deuil d’une des deux victimes de la fusillade meurtrière vécue la nuit du lundi à mardi, sur avenue Kindu au quartier Virunga.

« Les assassins ont surpris les gens en plein deuil. Ils ont tiré et tué. C’est la débandade qui s’en est suivi. Personne n’est resté en ce lieu », raconte cet autre rescapé.

Impossible pour les familles ayant perdu les leurs, d’organiser le deuil, autant pour ceux du lundi que de ce mardi. Entre chagrin et tristesse, peur et spéculation, les habitants ne savent pas à quel saint se vouer.

« En ces temps, la situation est très incertaine au quartier. C’est pourquoi vous apercevez les gens dispersés çà et là dans les avenues. S’ils ont pris distance des lieux de deuil, c’est à cause de cette peur », relate cet autre.

La population redoute un éventuel déclenchement d’un génocide. D’où, leur appel aux autorités à se pencher sur cette question pour prévenir les risques.

« Nous demandons l’implication des autorités, pour prévenir les risques de génocide. Car, c’est apparemment de cette façon qu’aurait commencé le génocide au Rwanda. Nous n’en voulons pas à Goma, moins au Nord-Kivu. S’il y aurait un conflit, qu’il soit le plus vite résolu », recommande cet habitant aux autorités.

Le maire de Goma, le bourgmestre, les chefs d’avenue et de quartier ont tous pris distance vis à vis de cette affaire, qui vient pourtant depuis le 28 janvier dernier de faire déjà 9 morts. Le sang qui ne fait que couler est visiblement loin de tarir.

John Tsongo

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