Beni : à leur tour, les partis politiques de l’Union Sacrée exigent la baisse des frais de participation à l’Exetat
Les partis politiques membres de l’Union Sacrée en territoire de Beni dans le Nord-Kivu dénoncent la persistance de massacres en dépit de l’institution de l’Etat de siège. Dans une lettre adressée au Gouverneur ce mardi 29 mars, ces partis exigent ainsi la baisse des frais de participation aux épreuves de l’Examen d’Etat et la suppression de ceux exigés pour la formation sur le code la route.
Dans cette lettre, au moins 9 partis ou regroupement membres de l’Union Sacrée en territoire, ont soulevé plusieurs observations. Ils estiment qu’en dépit de l’avènement de l’Etat de siège, la situation est restée la même. « Plusieurs familles s’enfoncent dans la médiocrité inédite car elles dépendaient à 100% de leurs champs », font-ils remarquer.
Ces partis dénoncent aussi les tracasseries qui s’observent sur différentes barrières sur l’axe Beni-Komanda. « Ici les militaires rançonnent les usagers ce qui crée une foncée entre la population et les dirigeants », lance Monsieur Mutumoja Pascal, porte-parole de l’Union sacrée en territoire de Beni.
Ces partis recommandent l’inter coopération entre le gouverneur de l’Ituri et celui du Nord-Kivu pour mettre fin aux tracasseries routières. Parlant éducation, l’union sacrée en territoire de Beni juge d’exorbitants les frais de participation aux examens d’Etat. Pour que cela ne contraigne pas plusieurs enfants à abandonner l’école, ils sollicitent auprès du gouverneur la baisse de ces frais. Il en est de même pour frais de recyclage sur le code de la route.
« Nous sollicitons la baisse des frais de participation aux Examens d’Etat et son implication dans la démarche au niveau national pour la paie de tous les enseignants en vue de la baisse des frais scolaires au secondaire et cimenter la gratuité du niveau primaire. Concernant les frais de recyclage à propos du code routier, nous sollicitons d’épargner les milieux ruraux car la population ne vit dans son milieu habituel », plaident ces partis.
La plate-forme au pouvoir demande à l’armée de tenir une communication reflétant la réalité du terrain au commandant suprême.
Le cout élevé des frais de participation aux épreuves d’Examen d’Etat a été objet de plusieurs contestations. La dernière, celle de la Nouvelle Société Civile Congolaise de Ruwenzori. Le Coordonnateur de cette structure de défense des droits humains a fait remarquer que 1.481 candidats sont entendus dans la sous division de l’EPST de Bulongo, par exemple, hormis ceux du groupement Banyangala qui sont contrôlés par Kamango. Meleki Mulala souligne que sur 76 écoles que contait cette sous division avant l’insécurité dans cette partie, seulement 60 fonctionnent avec des difficultés suite à l’insécurité imposée par les rebelles présumés de l’ADF.
Stanley Muhindo