Beni : le conflit de pouvoir est loin de trouver solution à Bashu
Le conflit de pouvoir en chefferie de Bashu dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), est loin de trouver une solution. La sentence prononcée en date de jeudi 24 mars 2022 par la Commission consultative de règlement des conflits coutumiers (CCRCC) Nord-Kivu, n’a pas su départager le Mwami Abdoul Paluku Kalemire III et le Mwami Josias Mbwanga.
Après la reconnaissance par la CCRCC-provinciale du Mwami Abdoul Paluku Kalemire III comme chef de chefferie de Bashu, le mwami Josias Mbwanga a déjà introduit son recours. Il déplore que la sentence avait été prononcée sans la confrontation directe entre les deux parties prenantes au conflit.
Faux, rétorque le vice-président de la CCRCC provinciale. Le Mwami Bangumya Kambumba Janvier reconnait plutôt que la confrontation avait eu lieu entre les témoins de différentes parties prenantes sans une confrontation directe entre Kalemire et Mbwanga.
« Ce travail ne se fait pas à huis-clos. Kalemire n’est pas de chez nous, Mbwanga n’est pas de chez nous. Nous sommes arrivés pour résoudre leur problème. Nous ne pouvons pas prononcer la sentence sans par la confrontation. Nous l’avons faite entre les gardiens de Mbwanga et de Kalemire, la famille regnante. Celui qui a dit qu’on n’a pas fait de confrontation, il manque d’argument. Tous se sont expliqués. Nous n’avons pas de parti pris nous », a-t-il confié.
Le Mwami Bangumya Kambumba Janvier trouve sage la démarche du Mwami Mbwanga. Il notre que le recours est un droit pour un insatisfait d’une quelconque décision de la CCRCC provinciale.
« Après le prononcé de la sentence, la loi prévoit 30 jours à qui veut contester le résultat. Il est de son droit. A cette instance, soit il aura raison, soit on va confirmer notre décision », a-t-il ajouté.
Tout reste entre les mains de l’autorité provinciale. Reste à savoir qui entre Kalemire et Mbwanga sera confirmé par le gouverneur du Nord-Kivu à la tête de la chefferie de Bashu.
Kakule Kilumbiro