Nord-Kivu : la société civile refuse toute forme d’engagements particuliers entre le Président et le M23

La coordination provinciale, ses coordinations territoriales, urbaines et les organisations de la société civile forces vives du Nord Kivu appellent le chef de l’Etat à s’abstenir de signer ou d’avoir des engagements particuliers avec le Mouvement du 23 mars (M23).

Dans un communiqué rendu public mardi 4 avril 2022, la société civile rappelle que depuis 2012, les éléments du M23 sèment la tristesse et la désolation dans le chef de la population en province du nord Kivu. « Et les plaies restent fraiches », notent les forces vives.

Les forces vives poursuivent que dans cette perspective, la population ne peut en aucun cas tolérer leur présence dans l’appareil étatique. « Accepter l’intégration militaire et politique des combattants du M23 c’est consacrer l’évasion du pays par la mise en moule tous les efforts déjà déployés dans le processus de réforme des FARDC, de la PNC et de l’administration publique », précise la société au Nord-Kivu.

Edgar Katembo Mateso, premier vice-président de la société civile au Nord-Kivu demande au Président de la République d’ordonner à l’auditeur général des FARDC de lancer des nouveaux mandats d’arrêt aux combattants du M23 au regard des faits infractionnels graves commis lors de différentes attaques menées contre les FARDC et les populations civiles.

Vendredi 1er avril 2022, les rebelles du M23 ont déclaré un cessez le feu, visant une quelconque poursuite des pourparlers avec Kinshasa en vue d’un règlement pacifique du conflit. Pour le M23, la tension observée ces jours dans le Rutshuru est motivée par le fait que les Forces armées ont visé leur position. Ils parlent ainsi d’une stratégie d’autodéfense qu’ils ont engagée pour résister à l’armée congolaise.

Rosette Kamukehere

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.