Est de la RDC : des apiculteurs plaident « pour que des services de sécurité ne les confondent plus aux miliciens »
Un apiculteur devant une ruche. Ph. Tiers
Les apiculteurs plaident pour que les agents de sécurité ne les confondent plus à des miliciens. Cela arrive en des moments de récolte du miel, surtout. En ce temps, les apiculteurs exercent la nuit munis de certains outils similaires aux fusils.
Le Chef technique du Centre managérial pour le développement intégré (CEMADI), Kambale Musumba, l’a dit le week-end dernier à RADIOMOTO.NET en marge de la journée de l’abeille qui se célèbre chaque 20 mai de l’année.
Selon lui, certains apiculteurs ont déjà été visés par des agents de sécurité qui ne savaient rien des contours de leur métier.
« C’est surtout au Nord-Kivu et en Ituri où nous exerçons notre métier. Nous avons déjà fui certains milieux suite à l’insécurité. Lorsqu’ils y arrivent, nous craignons pour notre sécurité. Nous n’y arrivons presque plus pour élever nos abeilles. C’est vraiment une autre difficulté. On nous confond souvent aux bandits parce que notre habillement, lorsque nous allons dans les ruches d’abeilles, cache les figures. Ça nous évite les piqures d’abeilles. Nous utilisons également le fumoir qui dégage la fumée pour empêcher les abeilles de mourir… », a-t-il expliqué.
Il convient de préciser que la récolte du miel se fait la nuit pour des raisons d’éviter des troubles que les abeilles peuvent causer aux tiers.
Kambale Musumba ajoute que les conflits fonciers qui sont à la base du renvoi des apiculteurs, le délogement des apiculteurs suite aux lotissements et les feux de brousse qui brûlent les abeilles voire le vol du miel, sont autant des difficultés auxquelles sont confrontés les apiculteurs.
Patient Akilimali