Beni : d’autres champs riverains du parc des Virunga dévastés par des éléphants à Ruwenzori
Plus de 20 champs riverains du parc national des Virunga sur l’axe Bulongo-Kasindi dans le secteur Ruwenzori ont été dévastés par des éléphants. Ceci, à l’intervalle d’une semaine seulement, soit du 28 juillet au 6 aout.
Plusieurs cultures ont été ravagées par ces pachydermes dans ces champs estimés à une cinquantaine des hectares.
La société civile locale dénonce le fait que les victimes, propriétaires de champs soient abandonnées à leur triste sort. L’ICCN promet toujours résoudre ce problème dans un bref délai.
Ils sont essentiellement des champs des villages Masambo, Hululu et Rugetsi dans le groupement Malambo.
Selon le rapport du monitoring de la nouvelle société congolaise dans cette partie du territoire de Beni, les cultures ravagées sont essentiellement des bananes, papaye, manioc, tomate, avocat, vanille et canne à sucre. La société civile locale se dit consternée par cette situation.
« Comment est-ce que l’ICCN peut laisser ses bêtes sauvages allés envahir les champs, unique ressource des habitants, victimes des exactions rebelles », s’exclame-t-elle.
Cette structure citoyenne appelle l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) à reprendre les travaux de construction d’un enclos en fils barbelés au tour du parc national des Virunga secteur Nord, jadis interrompus.
La société civile a du mal à comprendre les causes de l’arrêt de ces travaux, bien que l’ICCN ait avancé les raisons sécuritaires. Elle parle d’un manque à gagner pour les agriculteurs, victimes de cette dévastation.
Ces paysans ont plaidé depuis longtemps pour leur indemnisation mais leurs plaidoyers sont restés lettre morte auprès des décideurs de l’ICCN.
Ce phénomène ne laisse pas indifférente la notabilité locale. Celle-ci, redoute une famine sur ces villages touchés par la dévastation. Elle parle, elle, de plus de 20 hectares dévastés et appelle l’ICCN à une prompte résolution de ce problème.
Du côté de l’ICCN, l’on appelle à l’apaisement. Les autorités de cette institution dans son secteur Nord, indiquent que des solutions sont en voie d’être trouvées dans cette affaire.
Elles promettent de pallier ce problème dans les semaines qui viennent. Rappelons que depuis plus d’un an, des éléphants fraichissent la limite du parc national des Virunga pour la chefferie et causent plusieurs dégâts.
Richard Makulumbe