J.I des Peuples autochtones : des pygmées haussent le ton contre la discrimination
L’humanité a célébré la Journée Internationale des Peuples Autochtones (JIPA), le mardi 9 août 2022. Elle a été commémorée sous le thème : « Le rôle des femmes autochtones dans la préservation et la transmission du savoir traditionnel. » Des pygmées ont, à l’occasion, haussé le ton contre la discrimination.
Dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), les activités y relatives se sont déroulées à Njiapanda-Manguredjipa, dans la chefferie de Baswagha dans le groupement Manzia. Ces cérémonies ont été facilitées par l’ONG PREPIG.
Cette journée a été une occasion pour que ces autochtones haussent la voix face aux ségrégations et discriminations envers la personnalité de ces premiers occupants. Kambale Buterezi, l’un des organisateurs de ladite activité a fait savoir que le peuple autochtone mérite sa dignité.
« En parlant de femmes autochtones, nous devons savoir qu’elles ont beaucoup des problèmes qu’elles traversent. Des problèmes liés à son sexe. Des ségrégations sexuelles dans la zone. Elle est oubliée d’abord par ses concitoyens autochtones. Les hommes ne peuvent que gérer le patrimoine, et que la femme ne peut que s’occuper de la cuisine. De l’autre côté, l’on trouve des autochtones négligées ou oubliés », a-t-il dénoncé.
De leur côté, ces hommes et femmes, premiers occupants de la région, ont exprimé leur sentiment de satisfaction.
« (I) Je me sens vraiment bien quant aux paroles prononcées. (II) Je dis merci pour cette retrouvaille entre pygmées. C’est une journée internationale. Elle n’est pas célébrée seulement ici à Manguredjipa. (III) Je suis très contente parce que même notre chef est venu dans cette cérémonie. Et tout vient de bien se passer », se sont-ils réjouis.
Il convient de noter que ladite cérémonie a débouché sur certaines conclusions. C’est entre-autres :
- Le recours à la vie coutumière des autochtones pour la promotion de la culture autochtone via les barza coutumiers dans les villages PA ;
- Le renforcement de l’encadrement de la fille PA par sa mère épaulée par son son mari, ceci en vertu de la coutume ;
- Le renforcement du plaidoyer pour l’accès des PAP à la terre et la sécurisation foncière ;
- Le renforcement des activités d’auto-prise en charge des femmes PA et ménages, pour consolider leur auto-prise en charge socioéconomique ; la multiplication des rencontres d’échanges entre les PA et les chefs coutumiers autour des questions foncières.
James Lusenge