Butembo : des écoliers déplacés de guerre toujours sans fournitures scolaires, alerte l’ISPRON
Une semaine après la rentrée scolaire en République démocratique du Congo, les élèves déplacés de guerre pris en charge par l’ISPRON ne sont pas encore stables. Ceux-ci expriment encore certains besoins et crient toujours au secours.
Les parents des enfants ont présenté ces besoins à RADIOMOTO.NET à leur bureau à la cathédrale, ce mardi 13 septembre 2022.
Tout en remerciant toutes les personnes de bonne volonté qui se sont manifestées pour apporter des cahiers, les enfants déplacés de l’ISPRON notent encore avoir besoin de beaucoup d’autres biens.
L’une des responsables de cette organisation plaide encore pour l’action des bonnes volontés pour que ces nécessiteux étudient dans les bonnes conditions.
« Nous avons beaucoup de besoins. Vous savez que les écoliers nous arrivent progressivement. S’il y a quelques 200 écoliers qui ont déjà reçu les fournitures scolaires, il y a d’autres qui n’en ont pas. Puisque nous sommes déjà dans les 450 écoliers qui sont déjà identifiés dans les deux semaines. C’est qu’il y a encore nombreux qui n’ont pas encore eu des fournitures scolaires. Les uniformes aussi. Il y en a ceux-là qui n’ont pas des souliers, des cartables. Il faut que les bonnes volontés continuent à nous arriver chaque jour pour que nous puissions satisfaire le reste des écoliers », a exhorté Masika Kahindo Marie-Jeanne, secrétaire de l’ISPRON.
Du coté des inscriptions dans différentes écoles de Butembo, les enfants déplacés n’ont pas assez des problèmes et présentent à l’occasion leurs remerciements à différents chefs d’établissements. Les parents des enfants déplacés encadrés par l’ISPRON notent que la seule incompréhension avec ces autorités se situe au niveau des uniformes mais aussi des bulletins. L’insuffisance de places dans les écoles pose aussi problème.
« (I) J’ai retiré mon macaron ici et mes enfants sont déjà inscrits à Vungi. J’ai trois enfants. Ils n’ont pas des uniformes.. (II) Les enfants manquent des cahiers, des uniformes, des chaussures. Nous ne savons plus quoi faire. Je suis arrivé à l’école, les autorités ne m’ont pas reçu facilement à cause des bulletins. Ils ont tenté de me renvoyer parce que, selon elles, les enfants sans dossiers peuvent être chaque fois renvoyés à la maison tout le temps. (III) J’ai inscrit mon enfant à Biambwe. Quand je suis allé inscrire mes enfants, les autorités n’ont pas vite accepté parce que je n’avais pas de bulletin. J’ai inscrit le premier ça fait longtemps. Mais, il est en train d’être chassé à cause des cahiers … », ont-ils témoigné.
À ce niveau, l’ISPRON appelle les bonnes volontés à transiter par son bureau sis à la Cathédrale. Parce que, se désole, la source de RADIOMOTO.NET, certaines personnes vont directement au Complexe scolaire Saint Jérôme ex Bosangani alors que les enfants déplacés sont inscrits dans toutes les écoles de la ville de Butembo.
Esther Vwiravwahali