Affaire écroulement d’une maison à Butembo : le service de l’Urbanisme se dédouane

Le Chef urbain de l'Urbanisme en ville de Butembo en plein interview avec la presse locale, le mardi 13 septembre 2022. Ph. Kakule Kilumbiro

La question du plan d’aménagement de la ville de Butembo et la capacité du service de l’urbanisme d’accompagner les constructeurs des ouvrages étaient au centre d’un entretien entre le chef urbain de l’urbanisme et la presse de Butembo. La rencontre a eu lieu le mardi 13 septembre au bureau du service de l’urbanisme.

La presse a voulu comprendre la responsabilité de ce service dans les sinistres comme celui de l’écroulement d’un immeuble sur avenue Matokeo. Le chef de l’urbanisme a affirmé que « Butembo a un plan d’aménagement. »

Kasereka Mbusa Justin a d’ailleurs noté que le découpage de la ville en commune, quartier, avenue ou cellule et la voirie en est une preuve éloquente. Toutefois, il regrette que Butembo ait moins de sites de viabilités comme les espaces de loisir.

« Bien que les gens peuvent penser que Butembo n’a jamais été urbanisée, cette auto-urbanisation est en train de s’effectuer petit-à-petit. Cependant, ici c’est que vous appelez plan d’aménagement, c’est le plan qui doit nous permettre d’avoir ce qui est prévu, ou pour quelle raison et pour quel fait. Parce que nous n’allons pas dire que nous avons fini à aménager une ville pendant que nous n’avons pas encore mis des structures de viabilisation. Nous pouvons avoir prévu qu’il y ait une avenue, une rue dans notre aménagement. Ce n’est plus à l’Urbanisme de venir rendre une route praticable. Non ! Il en a des services qui doivent s’occuper à faire cela », expliquait-il.

Abordant la question des sinistres, Mbusa Justin indique que son service n’est pas du tout responsable. Celui-ci explique que lui ne donne que l’autorisation de bâtir selon les données lui fournies par l’architecte et le propriétaire de l’ouvrage.

Il fait ainsi remarquer que le reste n’engage que d’autres services mis en jeu comme celui de l’architecte. Mbusa Justin ajoute que la responsabilité du sinistre est à rechercher dans le chef de l’architecte comme maître d’ouvrage et le propriétaire comme source des moyens de construction.

« Une simple maison, pourquoi n’est pas être en mesure de la stabiliser sur un quelconque sol. Donc, là moi je rejette le fait de dire que, peut-être n’ayant pas eu un sol d’une bonne portance peut conduire à un quelconque dégât de ce genre. C’est parce que peut-être, l’exécutant n’a pas eu le temps de chercher à connaitre sur quelle sorte de sol, il veut ériger son ouvrage. Et qu’elle est la technologie envisagée pour ce genre de sol ? C’est ne plus l’Urbanisme qui va venir dire au technicien que c’est cette technologie qu’il faut, c’est cette discipline qu’il faut, c’est ça qu’il faut, étant donné que dans les prérogatives de l’Urbanisme, on doit avoir l’auteur du projet : est-ce qu’il manifeste qu’il a la capacité de le faire ? », a-t-il démontré.  

Au terme de l’entretien, le chef de l’Urbanisme conseille aux entrepreneurs d’engager deux sociétés pour éviter des sinistres inexplicables. L’une pour l’exécution des travaux de construction et l’autre pour le contrôle du travail réalisé. Il appelle la population à avoir confiance aux agents de l’Urbanisme.                                                                       Kakule Kilumbiro

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