Butembo : le mariage civilo-militaire loin d’être scellé !

L'armée congolaise et le mouvement citoyen LUCHA qui renforcement leur collaboration, au travers d'un 'Salungo" ce vendredi au Sud de la ville de Butembo. Ph. Valery Mumbere

Le mariage civilo-militaire est loin d’être scellé entre la population et agents de l’ordre en ville de Butembo. A part les arrestations ciblées à l’endroit de la population, les patrouilleurs sont accusés de récidiver dans l’escroquerie des biens des habitants.

Le dernier cas dont l’information est parvenue à RADIOMOTO.NET est d’un jeune homme, habitant du quartier Congo Ya Sika (MGL). Kakule Musumba Anselme a été dépouillé de ses biens sur rue Matadi le jeudi 24 novembre 2022. Ce jeune a raconté que les patrouilleurs avaient déjà parqué la jeep au milieu de la rue alors qu’ils étaient cachés dans les bâtiments au bord de la rue. Tout à coup, les patrouilleurs ont pris son téléphone et une somme d’argent non estimable.

« Lorsque je revenais du boulot sur rue d’Ambiance, je me suis croisé avec des patrouilleurs au niveau de la rue Matadi. Ils avaient déjà parqué le véhicule le long de route et se cachaient dans un bâtiment. Ils m’ont arrêté autour de 20h. Ces militaires m’ont demandé ma carte d’électeur. Ce que j’ai brandi. Mais ils m’ont chipé mon téléphone et le peu d’argent que j’avais en poche. Je n’ai pas pu évaluer mon argent. Je demande au maire de ville de toujours déployer ses agents de sécurité, en misant sur leur comportement. Ils ne sont pas là pour nous escroquer mais nous sécuriser ! », s’est-il exclamé.

La nuit de jeudi 17 novembre 2022, des hommes en tenue militaire ont été pointés dans d’autres cas similaires. Après avoir détruit différentes portes des boutiques, ces hommes ont pillé des ordinateurs, argent et autres outils électroniques de valeur dans une maison de production des artistes. Un autre bémol que racontent les sentinelles et les services de gardiennage qui étaient au poste la nuit en question se sont désolés que depuis un moment, des services de sécurité qui veillaient avançaient que des militaires et policiers ne peuvent pas veiller au même endroit avec des sentinelles civiles. De quoi les civils s’interrogent sur l’importance des patrouilleurs.

Kakule Kilumbiro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *