Lubero : le prix de la charge téléphone passe de 200 à 400 FC à Kipese

Le prix de la charge des appareils électromécaniques, dont le téléphone, passe de 200 à 400 voire 500fc pour d’autres  dans les cabines de charge à Kipese, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu). Une affiche tarifaire portant cette modification a été décidée et mise en la disposition du public jeudi 30 mars 2023 au terme d’une réunion extraordinaire tenue par les détenteurs des cabines téléphoniques. 

Parmi les raisons de ce changement  brusque, deux sont importantes notamment : la dépréciation de la monnaie congolaise face au dollar américain. En fait, le taux du dollar a atteint 2.250 FC ou 2.300 FC. Une autre raison c’est les frais très élevés d’abonnement pour bénéficier de l’électricité produite par les deux microcentrales hydroélectriques locales.

« Nous avons pris la décision de hausser le prix de la charge parce que le taux de change est devenu trop élevé. Par exemple aujourd’hui, on dit qu’un dollars est à 2300 FC. Vous trouvez que ces 200 FC ont perdu leurs valeurs. C’est pourquoi nous sommes passés de 200 FC à 400 FC. Que les habitants s’adaptent à cette situation parce que ce n’est pas de notre volonté », a expliqué à RADIOMOTO.NET Mumbere Kataka Justin, président des tenanciers des cabines de charge et publiphones dans l’agglomération de Kipese.

Très insatisfait par la qualité et la quantité de cette électricité payée malheureusement à coût cher, il encourage les sociétés qui investissent dans le secteur électrique, les partenaires du gouvernement et certains hommes politiques à s’y impliquer pour que plusieurs ménages de Kipese soient alimentés par cette denrée rare qui joue positivement dans la réforme technologique.

« Le courant que nous avons, nous aide. Il est vraiment insuffisant mais avec beaucoup d’irrégularités. Nous avons besoin du courant électrique en quantité et en qualité », a-t-il insisté.

Estimés à près de 50.000, les habitants de l’agglomération de Kipese se débrouillent pour avoir de l’électricité dans leurs maisons en utilisant des panneaux solaires. Seule une centaine d’abonnés bénéficient de celle produite par la centrale hydroélectrique gérée par les religieuses catholiques et l’autre appartenant à la communauté entière dite CDRKI.  Ils trouvent la mesure prise par les tenanciers des cabines de charge loin de rencontrer leurs moyens financiers.

Ghislain Siwako

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