Butembo : des propriétaires des véhicules aux vitres teintées d’origine appellent à sursoir la décision visant à traquer leurs engins

Des propriétaires des véhicules aux vitres teintées d’origine de la ville de Butembo (Nord-Kivu) appellent les autorités à revoir la mesure qui interdit la circulation des véhicules de ce genre sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu. Ils se sont exprimés à RADIOMOTO.NET, ce mardi 27 février 2024.

Ces citoyens pensent qu’il est impossible de changer les vitres de leurs véhicules, et la situation économico-sécuritaire dans la région ne les arrangent point.

« (I) Nous ne saurons pas laissés nos véhicules à la maison ou bien enlevés des vitres, parce que ce sont des véhicules qui sont amenés dans notre pays comme ça. On nous demande d’enlever ces vitres fumées. Où allons-nous enlever les vitres claires ? En tout cas, nous ne saurons pas respecter la mesure. (II) c’est une mesure qui m’étonne fort, car ce sont les autorités qui pouvaient être modèles. Mais ça m’étonne fort d’attendre que, elles, vont chaque fois circuler dans leurs véhicules à vitres teintées », ont-ils déclaré.

Pour éviter toute incompréhension avec les autorités, ils demandent à l’autorité de revenir sur cette mesure.

« (I) Je les appelle à une compréhension avec la population. Expliquez au moins à la population comment faire pour enlever les vitres teintées. Quand quelqu’un achète son véhicule, c’est pour son déplacement. (II) Qu’ils nous trouvent d’autres solutions », ont-ils insisté.

Un moratoire de 7 jours pour identifier son véhicule !

Le gouverneur du Nord-Kivu accorde 7 jours à tous les propriétaires des véhicules teintées d’origine pour se faire identifier. Cela est contenu dans une note circulaire du lundi 26 février 2024 signée par le Général Cirimwami Kuba Peter, gouverneur de province.

La correspondance fixe les frais d’identification à 20$. L’opération concerne tous les véhicules y compris ceux privés des officiels. Seuls ceux portant les plaques des corps diplomatiques et des organisations du système des Nations Unies sont exemptés de cette obligation.

Au niveau provincial, la commission d’identification est présidée par le conseiller principal en charge de l’ordre public et sécurité alors qu’on niveau des villes et territoires, c’est le maire ou l’administrateur de territoire secondé par le commandant de la police de la même entité.

Les récalcitrants à cette identification seront soumis à une amande de 50$ alors que pour les véhicules à vitres fumées localement, les amandes sont fixées à 100$, précise la note circulaire.

Daniel Mweusi et Stanley Muhindo

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