Peine de mort rétablie en RDC: REDHO parle d’un « recul démocratique »

La levée du moratoire sur l’application de la peine de mort décidée par le gouvernement congolais est un recul démocratique. C’est la réaction des organisations de défense des droits humains œuvrant en ville de Butembo.  Elles craignent l’exécution des innocents lors de l’application de cette décision.

Maitre Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), se dit surpris et regrette cette décision du gouvernement congolais.

Il rappelle la sacralité de la vie tout en se désolant du fait que le gouvernement, en décidant de tuer le condamné, vide la prison de son vrai sens.

« C’est un recul, on pensait entant que défenseur des droits humains qu’il y’avait une évolution, par rapport à ce point. Maintenant si on peut revenir à la case de départ ça nous étonne et nous regrettons beaucoup. Pourquoi on condamne les gens ? D’abord on trouve qu’ils sont fautifs, l’objectif de la prison bien sûre pour punir mais aussi pour corriger. Si on va commencer à exécuter les gents le sens de la prison n’aura plus son présent d’or », indique Maitre Muhindo Wasivinywa.

Il craint que la décision du gouvernement de devienne une occasion pour les plus forts de décider sur qui va vivre ou non parmi les faibles. Encore que la justice congolaise a beaucoup des difficultés, ajoute ce défenseur des droits humains.

Maitre Wasivinywa croit qu’il n’y a aucune justification valable à cette décision du gouvernement. Il demande à ce dernier de renforcer plutôt les mécanismes de sécurité autour des prisons pour éviter les évasions de criminels.

Notons que parmi les infractions appelant la peine de mort, figurent l’association des malfaiteurs, la trahison en temps de guerre, la participation à des bandes armées, la désertion à l’ennemi, pour ne citer que celles-là.

Stanley Muhindo

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