Butembo : SYDIP ouvre son 29e Congrès ordinaire
Le Syndicat de défense des intérêts des paysans (SYDIP) a ouvert son 29ième Congrès ordinaire 2024, ce jeudi 28 mars. Une de salles polyvalentes des religieuses Orantes de l’Assomption à Kasongomi, à Butembo, a réuni les membres de cette chambre d’animation syndicale, dès 8 heures 30. Ces membres sont venus de différentes entités du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Ce sont les discours des autorités qui ont donné le go à cette assemblée évaluative et prospective. Toutes ont félicité les participants pour leurs efforts dans la recherche continuelle des techniques de proximité pour la réduction de la pauvreté et l’accroissement économique des producteurs agricoles.
Singulièrement, le maire de Butembo a demandé aux représentants des Secteurs, Centres et Fédérations agricoles d’arrêter, à l’issue des travaux, des résolutions pour l’amélioration du secteur agricole en République démocratique du Congo.
« C’est pourquoi, nous vous demandons de bien vouloir ressortir des recommandations, à l’issue de ces assises, pour l’orientation stratégique du SYDIP, non seulement pour l’année 2024, mais aussi pour les années à venir », a déclaré Mowa Baeki Telly Roger, maire de Butembo.
Après ces allocutions, des rapports ont été exposés en vue de leur lecture et de la planification de l’année 2024. De divers rapports, l’on pouvait noter que plusieurs projets des agriculteurs du SYDIP ont été exécutés, en 2023, mais perturbés par l’insécurité et le dérèglement climatique.
Des participants ont également évoqué des tracasseries administratives et policières, des barrières illégales sur des routes de dessertes agricoles et des conflits fonciers ne permettant pas une production agricole souhaitée, a restitué Musavuli Kaleverwa, président national du SYDIP.
« Nous avons des activités en territoire de Masisi. Nos membres sont devenus de déplacés de guerre. A Nyiragongo, même chose. Du côté de Beni et Lubero, il y a beaucoup de barrières des Wazalendo. Vous ne pouvez pas passer si vous n’accordez pas quelque chose. C’est le même pire qu’on observe en secteur de Ruwenzori, à Basongora, à Oicha où il y a l’activisme de l’ADF. A Mambasa, à Teturi, à Biakato n’eb parlons pas. Et on ne sait que faire. Le travail s’est arrêté. Que les autorités qui sont censées nous protéger, agissent pour la paix dans ces entités afin que nous travaillons et que les habitants trouvent à manger », a-t-il plaidé.
Le SYDIP rassure qu’il va continuer des plaidoyers pour la sécurité des paysans et leurs activités. Il mobilise aussi ses membres à œuvrer dans la solidarité et la justice afin de pallier la crise alimentaire et développer leur communauté.
Ce vendredi, deuxième jour de ce Congrès, sont attendus les recommandations et le communiqué finaux.
Notons qu’actuellement, le SYDIP intervient dans un projet de production et de création des marchés de la pomme de terre à Lubero, Masisi et Nyiragongo. C’est dans le cadre du Projet d’appui au secteur agricole au Nord-Kivu (PASA-NK), un programme communautaire du gouvernement de RDC soutenu par des organisations partenaires.
Patrick Kalungwana