Butembo : la vente des braséros en perte de rentabilité

La vente des braséros perd de plus en plus sa rentabilité sur le marché en ville de Butembo (Nord-Kivu), suite à la vie chère due à l’insécurité qui sévit dans la région. Katembo Muviri, fabriquant et vendeur des braséros, l’a dit au cours d’un entretien avec RADIOMOTO.NET, ce lundi 1er avril 2024, à son lieu de travail sis en cellule Makasi.

Dans le marché occasionnel situé dans cette cellule, plusieurs responsables des familles fabriquent des braseros. Ici, nous nous intéressons à Katembo Muviri.

Dans ce hangar, marteau en main, il passe des journées en pleine fabrication des braséros. Père d’une famille, Katembo Muviri note qu’après la fabrication de braseros, il les met en vente.

Selon lui, la vente ne fait plus une bonne affaire actuellement. Ce, suite à l’absence de la clientèle. Il estime que l’insécurité est l’une des causes à la base.

« Le travail n’est plus rentable, nous sommes entrain de nous contenter du petit gain que nous trouvons. Le braséro ne se vend plus sur le marché comme avant à cause de la situation socio-sécuritaire actuelle. Il est difficile de trouver un client. Quand quelqu’un achète un braséro nous nous réjouissons du peu qu’il nous donne. Le prix du braséro dépend de sa fabrication », a-t-il déclaré.

Tout en reconnaissant que ce métier couvre les besoins primaires de sa famille, cet entrepreneur rapporte qu’un brasero en base des métaux se vend entre 3 et 5.000 FC (Francs congolais) alors qu’il se vendait à 5$ dans le temps.

Ceux avec l’argile à l’intérieur se vendent à 5 dollars américains. Cela, contre 7, 8 et 10 dollars. Aux côtés de l’insécurité, il parle d’une adhésion massive des jeunes dans cette profession.

« Nous ne trouvons pas grand-chose ces derniers temps dans ce boulot. Mais nous parvenons quand même à trouver quoi manger, aussi nous assistons les autres lorsqu’il y’a des cas sociaux. Ce métier était bien avant que beaucoup de gens ne s’y lancent. Nous ne trouvons plus assez de bénéfices. Quand tout allait bien, nous vendions un braséro à 5 dollars et on l’achetait bien. Mais actuellement il se vend à un prix réduit, parce que, quand il y’a beaucoup de gens qui adhérent à un boulot le rendement baisse », a-t-il fait savoir.

Il convient de noter par ailleurs qu’en ville de Butembo, à part l’utilisation des bois de chauffe, les habitants utilisent aussi des braises pour la cuisson de leurs aliments.

Glodi Mirembe

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