Grand Nord-Kivu : le manque de la terre impacte négativement sur la sécurité alimentaire (Oxfam)
Le fait de manquer la terre impacte sur la sécurité alimentaire des populations du Grand Nord-Kivu. C’est l’une de conclusions de la recherche menée par Oxfam sur les causes profondes de l’insécurité alimentaire à Beni et Lubero. Pour palier cette situation, les participants à l’atelier de restitution tenu du 11 au 12 avril 2024, à Believe Hotel, ont formulé plusieurs recommandations.
Elles sont adressées à la communauté locale comme aux autorités à tous les niveaux. Parmi ces recommandations, l’organisation des dialogues entre les grands propriétaires fonciers, les communautés et l’Etat pour améliorer les conditions de l’accès à la terre.
A cela, les participants ont ajouté l’engagement de chacun à soutenir les efforts visant à résoudre les conflits fonciers, la création d’une cour spéciale pour les affaires foncières ainsi que la réglementation de la vente des terres.
Après adoption par l’assemblée, toutes ces recommandations ont été couchées dans un document qui constituera une note de plaidoyer auprès des différents partenaires. Pour une praticabilité, un comité de suivi de cette note de plaidoyer a été mis sur place.
Dans ce comité se trouvent les élus, les autorités territoriales, le chef de la chefferie des Baswagha ainsi que d’autres partenaires d’Oxfam.
A la clôture, les participants ont apprécié surtout le caractère pédagogique de l’atelier.
« De manière individuelle, étant que membre du réseau du plaidoyer, ceci est l’une des étapes les plus importantes dans un cycle de plaidoyer : analyser d’abord les rapports produits, identifier les recommandations et les valider. Non seulement on a participé en terme d’alimenter la note, qui est en cours de production mais aussi on se renseigne des étapes pédagogiques en terme de formations continuelles », a restitué le représentant desdits participants.
Pour sa part, le représentant d’Oxfam a réitéré son engagement à accompagner la communauté des zones de santé de Musienene en territoire de Lubero, et Oïcha en territoire de Beni, dans la lutte contre les causes profondes de l’insécurité alimentaire.
Il convient de préciser que cet atelier, qui a duré deux jours, entre dans un projet communautaire exécuté par Oxfam Grande Bretagne sous le financement de la Direction générale de développement belge (DGD).
Stanley Muhindo