Butembo : des détenteurs illégaux d’armes appelés à les remettre à la commission déjà mise en place à la Mairie

Pélagie Lumbulumbu, chargée de communication de la Commission nationale de contrôle des armes légères, petits calibres et réduction des violences armées. Ph. Patrick Kalungwana

La Commission nationale de contrôle des armes légères, petits calibres et réduction des violences armées invite les personnes détenant illégalement des armes, à Butembo, à les remettre à son bureau sis à l’hôtel de ville. La chargée de communication de cette commission a passé cette sensibilisation, ce lundi 15 avril 2024. C’était au cours des échanges publics de sécurité qu’a organisés le chef de quartier Congo Ya Sika, au stade de football d’Esco-MGL.

Pélagie Lumbulumbu a, dans son intervention, estimé que l’insécurité criminelle qui sévit actuellement au quartier Congo Ya Sika aurait, comme facteur premier, la possession illégale de fusil par certaines personnes. Une infraction que la population doit dénoncer auprès des services compétents, a-t-elle mobilisé.

Outre cela, elle estime qu’il est opportun que les personnes conscientes possédant les armes hors-la-loi les rendent à la Commission déjà mise en place pour ce faire.

Après quoi, ce service, qui travaille avec le PDDRC-s peut faciliter la réinsertion sociale de celui ou celle qui abandonne volontairement son arme pour la paix sociale, a expliqué Pélagie Lumbulumbu.

« Premièrement, l’arme a plusieurs dangers : l’arme tue, l’arme blesse, l’arme peut amener à être condamner à mort. C’est un danger pour les personnes qui les détiennent. C’est pourquoi, nous avons attiré l’attention de tous et chacun, qui détiennent l’arme. Il faudrait qu’ils viennent avec cette arme-là, volontairement. Et puis, il y a des services spécialisés pour ça. D’ailleurs, nous travaillons conjointement avec le service PDDRC-s. Lorsque quelqu’un vient avec son arme, il y a des normes. Aussi, nous réinsérons cette personne dans la communauté », a-t-il déclaré.

Soutenant cet appel, le patron du quartier Congo Ya Sika a insisté sur la dénonciation de tout malfaiteur. Puisque, selon lui, rien n’est encore clair sur l’identité de ceux qui amplifient des dégâts humains et matériels dans son entité, entre janvier et avril 2024.

Se fondant sur des témoignages des victimes, Pascal Mazinge Mabaliko décrit, toutefois, que les semeurs de troubles sont souvent des personnes armées qui s’habillent à tenue civile, policière ou militaire. Ce qui sème de confusion sur les auteurs.

De quoi, lui et ses administrés ont, en outre, proposé la pratique d’un système d’alerte précoce. Elle consiste à alerter sur les cas suspects avant qu’ils n’accomplissent leur manœuvre.

Patrick Kalungwana

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