RDC : savoir les 20 provinces sur 26 qui ont élu leurs nouveaux gouverneurs et vice-gouverneurs 

Vingt (20) provinces sur vingt-six (26) que compte la République démocratique du Congo ont élu, le lundi 29 avril 2024, leurs nouveaux gouverneurs et vice-gouverneurs. Sans surprise, l’Union sacrée de la nation (USN) a raflé tous les gouvernorats.

Parmi ces personnages qui présideront à la destinée de l’exécutif provincial pour le 5 ans du second mandat de Félix-Antoine Tshisekedi, deux anciens gouverneurs ont été reconduits. Il s’agit de Jacques Kyabula et de Fifi Masuka, respectivement pour le Haut-Katanga et le Lualaba.

La ville province de Kinshasa sera, quant à elle, dirigée par Daniel Bumba, qui a obtenu une majorité écrasante de 37 voix sur les 47 votants. D’autres provinces qui ont élu leurs gouverneurs sont : Tanganyika, Haut-Lomami, Kwango, Kongo-Central, Lomami, Kasaï, Kasaï-Oriental, Kasaï Central, Sankuru, Maniema, Tshuapa, Haut- Uélé, Bas- Uélé, Mongala et Sud-Ubangi.

Au Sud-Kivu, on attend un second tour dans 48 heures pour départager le candidat de l’AFDC-A et celui de l’UNC/A, car personne n’a atteint la majorité de suffrages exprimés.

Ces élections de gouverneurs et vice-gouverneurs étaient couplées à celles de sénateurs. Ici encore, la mouvance présidentielle a obtenu une majorité écrasante. Parmi les grandes figures, on cite Bahati Lukwebo, ancien président du Sénat, Sama Lukonde, 1ᵉʳ ministre sortant et Salomon Kalonda, conseiller de Moïse Katumbi, aujourd’hui en liberté provisoire pour des raisons de santé. Il est poursuivi par la justice congolaise pour atteinte à la sûreté de l’État.

Pour sa part, Matata Ponyo, n’a pas réussi à se faire élire dans sa province au Maniema. L’ancien premier ministre et président du parti politique, LGD, n’a obtenu qu’une seule voix.

Il sied de noter que la nouvelle gouverneure du Lualaba, réélue pour sa propre succession, a été élue à presque tous les niveaux. Elle est députée provinciale, députée nationale, sénatrice et gouverneure.

Pendant ce temps, les autres provinces doivent attendre, selon le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). C’est comme le Nord-Kivu et l’Ituri, aujourd’hui sous état de siège.

Stanley Muhindo

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