Butembo : le CT Patient Akilimali démontre les défis auxquels les médias locaux font face en temps de crises sécuritaires
En ville commerciale de Butembo (Nord-Kivu), la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse a vécu en la salle de réunions du Restaurant Amis Clients. À l’occasion, le Chef des travaux, Patient Akilimali, l’un des conférenciers, a démontré les défis auxquels les médias locaux font face en temps de crises sécuritaires.
A l’entame, le chef de bureau unique à la mairie est revenu sur l’importance de la liberté de la presse dans le processus démocratique, car sans elle, on ne peut pas parler de démocratie.
Katsuva Therya Awite a, cependant, rappelé aux professionnels des médias réunis qu’il y a aussi de risques dans l’exercice du métier du journaliste, surtout en ce temps de guerre et des conflits violents. C’est ici qu’il interpelle que seule une information indépendante, exacte et professionnelle est plus attendue des médias par la communauté.
Dans cette même optique, le Chef de travaux Patient Muhindo Akilimali, l’un des conférenciers du jour, est revenu sur le rôle du journaliste dans la crise sécuritaire et la bonne gouvernance. Il a démontré la difficulté à laquelle les médias locaux se heurtent en ce moment de conflits.
Appelé à la neutralité, le journaliste n’y parvient plus car tiraillé par les parties en conflits. Il croit que le journaliste a ici le devoir d’alerter sur les mouvements de l’ennemi et amener la population à collaborer avec les services de sécurité. Et pour la bonne gouvernance, le journaliste doit servir comme œil et oreille de la population pour informer cette dernière sur les activités des gouvernants.
« Dans l’environnement professionnel qui est le nôtre, informer nous exige de lancer des alertes sur les mouvements suspects et pousser la population à collaborer avec les forces loyalistes. Ce qui peut passer, par exemple, par des flashs spéciaux sur des antennes. En fin, à propos de l’information politique, nous devons la rendre au public dans sa plénitude. Il s’agit de décisions des gouvernants, les perceptions que les citoyens en ont pour pousser les autorités à agir, à améliorer leur mode de gestion au plus grand bénéfice de la Nation », a-t-il insisté.
Plusieurs autres sujets ont été décortiqués, parmi lesquels une tribune libre sur le social du journaliste. Le président de l’UNPC a, quant à lui, encouragé les journalistes tout en leur rappelant le sens de la journée. Il s’agit de revisiter la manière de travailler et voir comment améliorer ses prestations, a rappelé Rashidi Amuri Kasongo.
Stanley Muhindo