Le Parc national des Virunga totalise 99 ans sans perdre ‘‘aucune espèce de sa flore et faune’’

À 99 ans d’existence du Parc national des Virunga (PNVi) cette aire protégée n’a perdu aucune espèce de sa flore, ni de sa faune. Seulement, il se constate une réduction d’espèces à cause, notamment, de l’insécurité et du changement climatique, auxquels fait face l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Cette explication a été fournie, le mardi 14 mai 2024, par un des animateurs de l’organisation Virunga Foundation, partenaire de l’ICCN.

Ce dernier a conféré, dans ce sens, avec le monde intellectuel de Butembo, en marge du 99ᵉ anniversaire du PNVi, dans la salle S1 de l’ITAV-Butembo. Le chargé de relations extérieures de Virunga Foundation a introduit que la protection des valeurs biologiques du PNVi a fait que cette aire n’égare aucune espèce animale ou végétale naturelle, depuis sa création.

Toutefois, Méthode Uhoze se désole que le besoin de survie de la communauté a déjà impacté sur la quantité des espèces. Selon lui, les activités humaines, dont la pêche illicite, la carbonisation et les menaces contre les défenseurs des droits de l’environnement, sont à reconnaitre dans la destruction du PNVi.

La menace phare qui maintient, d’ailleurs, le PNVI dans la classe d’aire protégée en péril consiste aux conflits armés enregistrés au Nord-Kivu, surtout dans le Rutshuru, depuis au moins 30 ans, a expliqué Méthode Uhoze. Le pire s’assiste, selon lui encore, à ce nouvel avènement du M23.

« Nous sommes fortement affectés, parce que l’on ne peut pas vaquer à nos occupations comme d’habitude. On nous refuse de porter l’arme dans la zone, on est là comme observateur, on documente ce qui se passe, pour avoir sur quoi faire rapport, quand on nous posera la question. À la Rwindi, les rebellions, nous ont obligé de quitter. Ça fait que nous ne connaissons pas l’état des ressources que nous gardions dans la Rwindi, aujourd’hui. Il ne faudrait pas que, par exemple, après la guerre, vous posiez à l’ICCN la question de savoir où sont nos antilopes. Nous ne sommes pas là aujourd’hui. Nous continuons de vigiler seulement là où nous sommes restés. Ailleurs, vos richesses sont en danger. Faites beaucoup de bruits pour qu’on y retourne. Ces richesses sont à nous et aux générations futures », a-t-il fait savoir.

En dépit de ces défis, le chargé des relations extérieures de Virunga Foundation rassure que les efforts sont fournis afin que le PNVI sorte du statut d’aire protégée en péril.

Dans ce cadre, il rassure de l’intervention imminente d’une force spéciale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) devant aider l’ICCN à protéger ses ressources naturelles pour la RDC.

Outre cette piste de solution, il a parlé de l’opération en cours pour la récupération des zones du parc envahies, jadis, par la population et de l’initiation des projets empêchant l’homme d’aller se ressourcer dans le parc.

Patrick Kalungwana

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