Oïcha/Massacre des civils par les ADF : début ce lundi de 3 journées ‘‘ville-morte’’
C’est en principe, ce lundi 29 juillet 2024, que commencent les trois journées de deuil tel que décrétées par la société civile de la commune rurale de Oïcha, Chef-lieu du territoire de Beni. Les autorités locales et l’administrateur ont convoqué les forces-vives, ce dimanche 28 juillet 2024, dans le cadre d’échange d’idée sur ce mot d’ordre de la société civile.
Cette dernière est revenue sur les motivations de la décision prise depuis vendredi dernier. Parmi ces motivations, pleurer la centaine de compatriotes péris dans les récentes attaques des présumés de l’Allied democratic forces (ADF) dans la localité Babila-Bakaiku, dont la majorité sont originaires de Oïcha et environs.
Outre cela, la société civile dénonce les tracasseries militaires sur les axes routiers reliant la commune au reste du territoire.
Prenant la parole, l’administrateur, ainsi que le bourgmestre de la commune de Oïcha, ont fustigé le fait qu’ils ont appris cette décision à travers la radio et les réseaux sociaux.
Ils pensent que cette mesure devait faire objet d’un consensus, car elle risque d’étrangler davantage la population déjà meurtrie. Pour le colonel Ehuta Omeonga Charles, Oïcha ne peut plus vivre sans activités vu qu’il est actuellement l’asile de tous ceux venus des entités insécurisées.
Il demande aux responsables de la société civile de redéfinir l’action et permettre à chacun de faire son travail pour le bien de la communauté.
« Je ne suis pas venu seulement pour les écouter. J’ai aussi vu les pauvres habitants. Cette mesure doit être modifiée pour tenir compte des moyens des habitants. Qu’ils se réunissent pour une bonne décision et pour qu’on marche dans la sécurité », a déclaré le colonel Omeonga Charles.
Les responsables de la société civile promettent, quant à eux, la convocation d’une rencontre de ses composantes pour discuter de la proposition de l’autorité territoriale.
Stanley Muhindo